Les spectacles d’animaux en captivité supprimés du catalogue Expedia

Les spectacles d’animaux en captivité supprimés du catalogue Expedia
Ph. Ksenia Dmitriy P / Getty Images

De plus en plus décriées, les animations touristiques incluant des animaux en captivité ont de moins en moins la côte auprès des visiteurs et font l’objet de lois à travers le monde pour les interdire.

« Nous avons récemment ajusté notre politique de bien-être animal. En conséquence, les attractions et les activités qui impliquent des performances ou des interactions avec des dauphins et d’autres cétacés ne seront plus disponibles sur nos sites », peut-on lire dans un post diffusé le dimanche 7 novembre sur le compte Twitter de l’agence de voyages.

Sur le site d’Expedia, « les sanctuaires en bord de mer qui offrent aux animaux captifs un cadre de vie permanent en bord de mer sont autorisés s’ils sont accrédités et ne proposent pas d’interactions ou de spectacles ». Les militants espèrent que d’autres entreprises suivront le mouvement.

Une mesure qui devrait prendre effet dès le début de l’année 2022. « Nous donnons à nos prestataires 30 jours pour se conformer à la politique mise à jour, sous peine d’être retirés du site », prévient Expedia.

L’agence de voyages s’en prend aussi aux sites touristiques qui proposent des contacts entre les animaux sauvages et les visiteurs : les dauphins et les baleines donc, mais aussi tous les autres cétacés, ainsi que les éléphants, les grands félins, les ours, les reptiles ou encore les primates.

Vers un tourisme plus responsable

Expedia n’est pas la première agence de voyages à prendre position dans la cause du bien-être animal et à annoncer des mesures prônant des pratiques touristiques plus responsables. En 2014, le tour-opérateur australien Intrepid Travel a cessé toute activité de promenade à dos d’éléphant. Cinq ans plus tard, l’agence britannique Virgin Holidays a arrêté de vendre des billets pour les attractions et expériences impliquant des animaux en captivité.

La France a récemment débattu autour d’un projet de loi contre la maltraitance animale qui devrait être promulgué d’ici à la fin de l’année 2021. La future loi prévoit notamment de mettre progressivement fin aux animaux sauvages dans les cirques et les delphinariums.

Une décision qui va dans le bon sens, mais qui intervient très tardivement si l’on regarde les mesures prises dans d’autres pays. Le Royaume-Uni interdit par exemple les parcs aquatiques depuis… 1993. La Suisse interdit l’importation dans le pays de dauphins et baleines en 2012. Le Costa Rica est quant à lui le premier pays d’Amérique centrale à avoir interdit la captivité des cétacés et autres mammifères marins en 2005.