Les secours invitent une personne handicapée à «se débrouiller» pour amener sa compagne de 97 ans à l’hôpital

Les secours invitent une personne handicapée à «se débrouiller» pour amener sa compagne de 97 ans à l’hôpital
AFP / J. Tallis

Audrey Tickner, une dame britannique de 87 ans, a fait une mauvaise chute à son domicile au Pays de Galles la semaine dernière. Heureusement, son mari Ronald, âgé de 73 ans, était présent et a pu appeler les secours. Sauf… qu’ils ne sont jamais arrivés ! L’homme âgé a passé plus de deux heures à essayer de trouver un moyen d’emmener sa femme, blessée, à l’hôpital, car les ambulanciers lui ont dit qu’ils ne viendraient pas.

La famille en colère

Selon les informations du Mirror, Ronald a appelé le 999 car son épouse Audrey « criait de douleur » après être tombée. Ronald a d’abord reçu l’ordre d’attendre un appel des secours. Mais deux heures plus tard, on lui a annoncé qu’il devait emmener lui-même Audrey à l’hôpital car ils n’enverraient pas d’ambulance. L’homme de 73 ans, qui souffre d’arthrite grave et d’un handicap lourd suite à un traitement contre le cancer, a passé une heure à tenter de ramasser son épouse. Il a pris une heure de plus à essayer de la faire monter dans la voiture !

Une fois à l’hôpital, Audrey a été prise en charge et les médecins ont déclaré qu’elle souffrait de deux graves fractures au niveau du bras. L’un de ses os cassés était à deux doigts de lui transpercer la peau…

La fille du couple, Karen Wilson, s’est dite « extrêmement en colère » de la façon dont sa mère a été traitée, malgré les douleurs intenses. « Ma mère s’était levée pour aller aux toilettes et est tombée sur son épaule. Elle criait de douleur. Ma mère a un seuil de tolérance à la douleur très élevé, alors mon père voyait bien qu’elle était gravement blessée. Il a appelé le 999 et on lui a dit d’attendre un rappel d’une infirmière. En attendant, ma mère ne savait pas quoi faire, elle était à l’agonie », témoigne Karen.

Une plainte déposée

Quand on a dit à Ronald qu’il devait se débrouiller tout seul, « il n’y avait aucune explication donnée », affirme Karen. « Il a dû la relever du sol et l’habiller, puis la faire monter dans la voiture, ce qui a pris beaucoup de temps », ajoute-t-elle. « Mon père m’a appelée le lendemain matin pour me dire ce qui s’était passé et j’étais abasourdie. Je ne peux pas croire qu’une ambulance ne soit pas venue. Je ne pouvais tout simplement pas le croire. Que se serait-il passé si mon père n’avait pas eu de voiture ? », s’interroge Karen, qui a déposé une plainte contre le service d’ambulances gallois.