Les canicules recevront-elles bientôt un nom comme les tempêtes?

Les canicules recevront-elles bientôt un nom comme les tempêtes?
AFP

Les chaleurs extrêmes font des ravages, aussi bien d’un point de vue humain qu’environnemental. Si les catastrophes naturelles telles que les feux de forêts, les inondations ou les cyclones existent depuis longtemps, l’été 2021 démontre une amplification de ces phénomènes, accentuée par la crise climatique.

Confrontée à la pire vague de chaleur depuis 1987, selon les termes de son premier ministre Kyriakos Mitsotakis, la Grèce a vu plus de 100 000 hectares de ses forêts partir en fumée depuis le début de cette saison estivale. Début juillet, la municipalité d’Athènes a nommé une spécialiste du climat, Eleni Myrivili.

«  Il faut repenser l’espace public dans son ensemble, car les conséquences se font ressentir sur la santé de notre population et l’économie de notre pays. Les accidents du travail sont plus nombreux avec la hausse des températures et les commerces moins fréquentés  », a déclaré cette dernière à l’AFP.

Un nom pour les vagues de chaleur

Il y a quatre ans, la communauté météorologique grecque a décidé de classer officiellement les tempêtes hivernales et autres phénomènes climatiques extrêmes comme des événements à risque, en raison des dommages important (principalement humains et matériels) qu’ils provoquent. Aujourd’hui, ces mêmes scientifiques soulignent la nécessité de faire entrer les épisodes de sécheresse dans cette même catégorie.

Dans ce pays d’Europe méridionale, les tempêtes et vents sont nommés par des noms (masculins et féminins) directement tirés de la mythologie grecque : Borée pour le vent d’hiver, Euros pour les tempêtes automnales… L’idée serait donc de faire la même chose avec les vagues de chaleurs.

Pour mieux préparer les gens

«  Nous pensons que les gens seront mieux préparés à faire face à un phénomène météorologique à venir si cet événement a un nom  », explique au Guardian Kostas Kostas Lagouvardos, directeur de recherche à l’Observatoire national d’Athènes.

«  L’idée de rendre les vagues de chaleur plus visibles en les nommant et en les catégorisant en termes de gravité serait un tournant  », estime Eleni Myrivili, également citée par The Guardian. «  Cela aiderait les gens à comprendre le danger qui se profile tout en permettant aux décideurs de déclencher des politiques qui les protégeraient mieux  », ajoute-t-elle.