Esme, condamnée à 30 ans de prison pour meurtre après sa fausse couche

Esme, condamnée à 30 ans de prison pour meurtre après sa fausse couche
AFP

Au Salvador, l’avortement est interdit en toutes circonstances. Peu importe qu’il s’agisse d’un viol ou si la santé de la mère ou de l’enfant est en danger. L’interruption de grossesse est généralement poursuivie comme « homicide aggravé » et peut être punissable avec des peines allant jusqu’à 50 ans de prison.

Cette législation draconienne, une Salvadorienne, connue sous le nom d’Esme, en a fait les frais.

Elle avait été arrêtée alors qu’elle était à l’hôpital, cherchant de l’aide après sa fausse couche. Son arrestation remonte aujourd’hui à deux ans, deux années qu’elle a passées derrière les barreaux.

L’histoire d’Esme a choqué les associations de défense des droits des femmes à travers le monde, alors qu’aux États-Unis la Cour Suprême envisage d’abroger le droit à l’avortement. « Tous les Américains devraient avoir les yeux rivés sur le Salvador en ce moment pour comprendre exactement ce qu’implique un avenir sans l’arrêt « Roe v. Wade », souligne Paula Avila-Guillen, avocate spécialisée dans les droits humains.