En plein vol avec son formateur, un élève-pilote saute de l’avion pour mettre fin à ses jours

En plein vol avec son formateur, un élève-pilote saute de l’avion pour mettre fin à ses jours
AFP / L. Venance

Son corps, rejeté par l’océan, a été retrouvé mercredi matin sur une plage du centre d’essais de missiles des Landes, une zone militaire qui s’étend sur plus de 15.000 hectares entre Mimizan et Biscarosse, a déclaré Olivier Janson, procureur de la République de Mont-de-Marsan.

L’avion biplace de type Piper avait décollé de l’aérodrome de Biscarosse. À son bord se trouvaient un jeune homme, originaire de La Rochelle, qui suivait un stage de pilotage, et un instructeur de 65 ans connu pour être un « pilote chevronné ».

« Il s’est jeté à l’eau »

Selon les premiers éléments de l’enquête, à la lumière notamment du témoignage de l’instructeur, « le vol a soudainement été interrompu par une sorte de crise délirante » de l’élève-pilote, qui a tenu des « propos incohérents » et « aurait manifesté sa volonté de se suicider et de précipiter l’avion dans la mer », a expliqué M. Janson.

Alors que l’avion survolait le bassin d’Arcachon, l’élève pilote a opéré un demi-tour de manière « autoritaire ». L’instructeur a ensuite repris en main les commandes de l’appareil, et décidé d’opérer un atterrissage d’urgence. Malgré les tentatives du pilote pour « apaiser » la situation, l’élève a « indiqué qu’il sauterait de l’avion en plein vol ».

Le jeune homme « a ouvert le cockpit et s’est jeté à l’eau, à une cinquantaine de mètres d’altitude. L’impact sur la mer a dû être particulièrement violent », a expliqué le procureur. L’instructeur s’est ensuite posé en urgence sur la plage de Biscarosse, indemme, mais « en état de choc ».

L’enquête ouverte pour « recherches des causes de la mort » est confiée à la brigade de gendarmerie des transports aériens de Biarritz. Les enquêteurs vont notamment exploiter les enregistrements des conversations à bord du cockpit.