Danielle, 24 ans, a perdu l’usage de son bras à cause d’un implant contraceptif

Danielle, 24 ans, a perdu l’usage de son bras à cause d’un implant contraceptif
Ph. The Sun

Danielle s’est fait poser la petite tige en plastique flexible, baptisée Nexplanon, dans le haut de son bras gauche il y a trois ans. Elle n’a connu aucun problème jusqu’au jour où elle est allée la faire remplacer. Son médecin généraliste n’a pas pu retirer l’implant de 4 cm. On a alors envoyé Danielle dans une clinique spécialisée à Greenwich. Mais là non plus, le médecin n’a pas réussi à y accéder.

La jeune femme de 24 ans, originaire du Kent, a alors dû subir une opération de deux heures à l’hôpital St Thomas de Londres sous anesthésie locale. Mais les chirurgiens ne sont pas parvenus à retirer la tige qui s’enfonçait plus profondément. « Quand je suis sortie, je pleurais tellement. C’était un cauchemar complet », raconte Danielle. « Quand je suis rentrée chez moi, j’ai réalisé que je ne pouvais pas sentir mon annulaire, puis ça a commencé à empirer. (…) C’était comme si mon bras avait été coupé. », ajoute-t-elle.

« Ça a gâché ma vie »

« Tout est un vrai combat », confie Danielle. « Ça a gâché ma vie. J’ai complètement perdu mon bras gauche. Je ne peux pas l’utiliser, je ne peux pas le sentir. J’ai un handicap maintenant », confie encore la jeune femme. « À 23 ans, vous ne vous attendez pas à ce qu’on vous dise que vous avez perdu un bras. C’est juste dévastateur ». Danielle ajoute que personne ne sait vraiment ce qui s’est passé ni n’a pris la moindre responsabilité. « Les médecins ont été incapables de comprendre pourquoi l’implant s’est enfoncé si profondément, mais je pense qu’il n’a pas été inséré correctement au départ. »

« Nous pouvons confirmer que les implants contraceptifs positionnés profondément ou migrant après l’insertion sont malheureusement un problème reconnu. Les lésions nerveuses sont très rares. », indique un porte-parole de l’hôpital St Thomas.

Un contraceptif très courant

L’implant est l’une des formes de contraception les plus courantes au Royaume-Uni. Avec plus de 99 % d’efficacité pour prévenir la grossesse, le petit dispositif en forme de tige inséré juste sous la peau de la partie supérieure de votre bras dure jusqu’à trois ans et agit en libérant de la progestérone dans votre système sanguin.

Les médecins n’ont pas été en mesure de confirmer si l’implant a rendu Danielle infertile. Elle prend donc des pilules contraceptives. « Je suis toujours sous contraception maintenant, mais je crains que cela ne me rende globalement stérile. Si je voulais avoir un enfant, avec la situation actuelle, je ne pourrai pas le tenir ou le bercer avec mes deux bras », confie encore la jeune femme.

Maintenant, Danielle suit une physiothérapie. Cela va prendre plusieurs années pour ne retrouver au final que 70 à 80 % de l’usage de son bras.

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