Condamné par erreur à 32 ans de prison, il est finalement libéré

Condamné par erreur à 32 ans de prison, il est finalement libéré
Ph. Facebook

C’est une histoire comme on en entend souvent aux États-Unis. Comme le rapporte CNN, l’Américain Joaquin Ciria vient d’être libéré après avoir passé 32 ans en prison pour un meurtre qu’il n’a pas commis. M. Ciria a été condamné en 1990 après de faux témoignages pour le meurtre par balles de Felix Bastarrica, un de ses amis, à San Francisco.

Comme l’explique ABC News, aucune preuve n’a jamais lié M. Ciria au crime. La police s’était en effet basée sur des rumeurs lancées par le vrai meurtrier, un certain Candido Diaz finalement dénoncé il y a deux ans. Son complice, George Varela, avait bénéficié de l’immunité après avoir accusé à tort M. Ciria au bout d’un interminable interrogatoire au cours duquel les policiers lui avaient dit qu’il pourrait être libéré s’il dénonçait M. Ciria. Deux personnes qui pouvaient certifier que M. Ciria était en leur compagnie au moment du meurtre n’avaient également pas été entendues durant le procès.

« Même si nous ne pouvons pas lui rendre les dizaines d’années qu’il a perdues, nous sommes reconnaissants que la cour ait reconnu cette erreur judiciaire », a indiqué le procureur du district de San Francisco. D’après CNN, M. Ciria pourrait toucher 1,5 million € de compensation (environ 130 € par jour) pour toutes ses années passées en prison.