Comment Airbnb détecte les clients fêtards avant qu’ils ne réservent

Comment Airbnb détecte les clients fêtards avant qu’ils ne réservent
AFP / R. Doucelin

Après avoir interdit les fêtes de manière permanente, Airbnb va plus loin ! La société californienne tente cette fois d’identifier en amont les clients susceptibles de faire la fête au sein de ses logements et donc d’enfreindre les règles.

La société a testé un logiciel en Australie capable de diminuer de 35 % les fêtes non autorisées et va l’étendre en Amérique du Nord et au Canada. Cet outil informatique s’appuie sur plusieurs informations des utilisateurs de la plateforme : historique du loueur potentiel, ancienneté, durée du séjour, proximité d’un week-end, temps entre la réservation et la période de location, etc.

Les moins de 25 ans ciblés

Le système se concentre sur des publics cibles comme les jeunes de moins de 25 ans, tout en étant assez souple pour éviter de recaler des jeunes respectueux des conditions d’utilisation des biens de leurs hôtes.

Airbnb rassure toutefois ses clients désirant faire la fête. Les recalés pourront réserver des chambres privées dans un espace partagé ou dans une autre propriété en présence de l’hôte d’accueil.

Plusieurs drames

Avant l’interdiction définitive des fêtes, la société les avait déjà interdites temporairement depuis août 2020, après plusieurs drames dans des maisons d’hôte. En 2019, plusieurs personnes avaient notamment été tuées par balle dans un immeuble locatif en Californie.

En 2021, Airbnb dit avoir suspendu 6.600 personnes qui ont tenté d’enfreindre ce règlement. D’où son idée de logiciel pour faire baisser les chiffres. Bien entendu, il est toujours possible d’organiser des fêtes dans des biens proposés à condition que les propriétaires marquent leur accord.

Pas de limite d’occupants

Par ailleurs, le réseau de location de biens a décidé d’abandonner la limite maximale de 16 occupants, « sur la base des réactions d’hôtes dont les annonces peuvent accueillir confortablement plus de 16 personnes ». Cette limite avait été introduite suite à la pandémie de Covid-19.