Cette nouvelle intelligence artificielle pourrait bientôt être capable de voir et identifier des objets

Cette nouvelle intelligence artificielle pourrait bientôt être capable de voir et identifier des objets
Ph. ETX Daily Up Studio

La vue, un nouveau sens bientôt débloqué pour les intelligences artificielles ? C’est en tout cas le projet de ses chercheurs de l’université de Floride centrale. Grâce à un dispositif capable de reproduire la rétine d’un œil humain, leur création pourrait déboucher sur une nouvelle IA plus performante dotée de nouvelles capacités. De manière concrète, la technologie pourrait permettre à cette intelligence de comprendre instantanément ce qu’elle a réellement en face d’elle. Le cas d’usage le plus évident semble être la voiture autonome ou bien la robotique.

Autre bénéfice, la technologie, décrite dans une étude récente publiée dans la revue ACS Nano, est également plus performante que l’œil en termes de gamme de longueurs d’onde. C’est-à-dire qu’elle peut percevoir aussi bien l’ultraviolet que la lumière normale. Pour les véhicules à conduite autonome, la polyvalence du dispositif devrait offrir une conduite plus sûre dans diverses conditions, comme l’explique Molla Manjurul Islam, l’auteur principal de l’étude.

Des aptitudes différentes

« Si vous êtes dans votre véhicule autonome la nuit et que le système d’imagerie de la voiture ne fonctionne que sur une longueur d’onde particulière, disons la longueur d’onde visible, il ne verra pas ce qui se trouve devant lui », décrit Molla Islam dans l’étude. « Mais dans notre cas, avec notre dispositif, il peut effectivement voir dans la totalité ». D’après les chercheurs, il n’existe pour l’instant aucun appareil de ce type capable de fonctionner tout aussi bien dans la gamme des ultraviolets, celle des ondes visibles et même des infrarouges. Ces aptitudes offrent à ce dispositif un caractère unique.

Les technologies d’imageries intelligentes actuellement en place fonctionnent en plusieurs étapes, de la détection des informations à leur traitement en passant par la mémorisation. « Nous avions des dispositifs, qui se comportaient comme les synapses du cerveau humain, mais nous ne leur fournissions pas directement l’image », explique Tania Roy, professeure à l’université Floride centrale. « Maintenant, en leur ajoutant la capacité de détection d’image, nous avons des dispositifs semblables à des synapses qui agissent comme des ’pixels intelligents’ dans une caméra en détectant, traitant et reconnaissant les images simultanément. »

Un dispositif compact

De plus le dispositif n’a pas besoin d’être multiplié et la puce, très compacte, fait la même taille qu’un pouce. Pour l’instant, le taux de précision se situe autour de 70 à 80 % pour chaque longueur d’onde et il devrait continuer de s’améliorer avant de pouvoir être réellement utilisé. Les chercheurs estiment que la technologie pourrait être prête dans les cinq prochaines années.