BA.4, BA.5, BA.2.12.1: Quels sont ces nouveaux variants qui inquiètent les autorités sanitaires?

BA.4, BA.5, BA.2.12.1: Quels sont ces nouveaux variants qui inquiètent les autorités sanitaires?
Ph. Unsplash

On les appelle BA.2.12.1, BA.4, ou encore BA.5. Cousins de la souche classique d’Omicron et de la version BA.2, qui représente toujours près de 95 % des nouvelles contaminations chez nous, ces sous-variants ont été détectés aux États-Unis et en Afrique du Sud.

Commençons par le variant BA.2.12.1, un variant au nom à rallonge qui nous vient tout droit des États-Unis. En Amérique justement, les nouvelles contaminations ont augmenté de plus de 50 % dans de nombreux États où ce variant a été détecté par rapport à la semaine dernière. Les hospitalisations ont, elles, augmenté de 10 % en une semaine. Comme le rapporte CNN, BA.2.12.1 se transmettrait 25 % fois plus vite que le variant BA.2. Il concerne désormais 37 % des cas Covid aux États-Unis.

En Afrique du Sud, ce sont les variants BA.4 et BA.5 qui sont surveillés de près par les autorités. Ils représentaient à eux deux plus de 60 % des nouvelles contaminations fin avril. En France, une personne aurait été testée positive au variant BA.4. Chez nous, ce variant a fait une apparition dans le tableau épidémiologique de Sciensano sans qu’aucun cas ne soit actuellement recensé. Au total, BA.4 aurait été détecté dans 15 pays et BA.5 dans 13 pays.

Des variants plus contagieux

Ce qui inquiète les chercheurs, c’est que les trois variants cités dans cet article seraient capables d’échapper aux anticorps développés par les personnes contaminées par le variant de base d’Omicron, le BA.1. La vaccination conférerait, elle, une protection supplémentaire. Mais les variants BA.4 et BA.5 devraient tout de même « représenter un défi pour notre système immunitaire », indique un médecin cité par CNN.

Les risques d’une nouvelle vague dans les mois qui viennent est donc bien réel, même s’il ne faut pas céder à la panique. « Il n’y a pas lieu de s’alarmer avec l’émergence des nouveaux sous-variants. Nous n’observons pas encore de pic majeur de cas, d’hospitalisations ou de décès », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, cité par Marianne. De son côté, Santé Publique France indique que, s’ils sont bien surveillés, « aucun élément épidémiologique ou clinique préoccupant » n’est associé à ces sous-variants.