Atteindre l’immunité collective «est désormais impossible», selon ces chercheurs britanniques

Atteindre l’immunité collective «est désormais impossible», selon ces chercheurs britanniques
AFP / J. Thys

La campagne de vaccination n’est pas parvenue à enrayer la propagation de la Covid-19. L’épidémie est même en recrudescence à cause du variant delta. Dès lors, l’immunité collective est considérée comme « inatteignable » pour certains experts, relate le Guardian.

« Je pense que nous sommes dans une situation, avec ce variant delta, où l’immunité collective n’est plus possible car la mutation contamine de plus en plus d’individus vaccinés », a déclaré le professeur Pollard, devant les députés britanniques ce mardi. Vu la situation actuelle, la population vaccinée n’est donc plus en mesure d’assurer la protection indirecte de l’ensemble de la population – le concept même de l’immunité collective. « Cela signifie donc que quiconque n’est toujours pas vacciné rencontrera, à un moment donné, le virus… Et nous n’avons toujours rien qui arrêtera complètement sa transmission », pointe le professeur.

En effet, même si les vaccins sont efficaces pour protéger des formes graves de la maladie et des décès, ils n’empêchent pas totalement les infections et donc la transmission du virus. Néanmoins, les risques de contamination sont bien moindres pour les vaccinés : il y a 49 % de moins de risques d’infection pour les vaccinés, selon une étude de l’Imperial College of London.

Une troisième dose ?

Par ailleurs, le professeur Pollard s’est exprimé sur l’utilité d’une troisième dose de rappel. Selon lui, ces nouvelles injections ne seraient pas forcément nécessaires : « nous en aurions besoin si nous observions une hausse des hospitalisations, et ensuite des décès – en ce compris dans la population vaccinée. Or, ce n’est pas ce que nous voyons aujourd’hui. »

D’après ce spécialiste, même si les niveaux d’anticorps induits par le vaccin diminuaient, notre système immunitaire se souviendrait probablement de la vaccination pendant des décennies. Il offrirait un degré de protection s’il était exposé au virus, explique-t-il. Et de conclure : « il n’y a donc aucune raison de paniquer en ce moment. Nous ne sommes pas face à une maladie grave et révolutionnaire. »