26 000 tonnes de déchets plastiques liés à la pandémie déversés dans l’océan

26 000 tonnes de déchets plastiques liés à la pandémie déversés dans l’océan
AFP / A. Wallace

Au total, la crise sanitaire a généré pas moins de 8,4 millions de tonnes de déchets plastiques à travers 193 pays, selon une nouvelle étude, relayée par le Guardian ce mercredi.

Sur ces millions de tonnes, pas moins de 26.000 tonnes ont été mal gérés, selon les auteurs de l’étude, chercheurs à l’université de Nankin, en Chine. Autrement dit, ces déchets plastiques, majoritairement des masques et gants, finiront leur course dans les océans.

Danger pour la faune marine

L’étude montre que 46 % de ces déchets plastiques non pris en charge proviennent d’Asie (où les gens portant davantage de masques et gants). Viennent ensuite l’Europe (24 %) et l’Amérique du Nord et du Sud (22 %).

La plupart de ces déchets proviennent en outre des hôpitaux (87,4 %), bien plus que des protections individuelles (7,6 %). Les emballages (4,7 %) et les kits de test (0,3 %) composent les déchets restant.

« La pandémie a entraîné une demande accrue de plastiques à usage unique qui intensifie la pression sur un problème mondial de déchets plastiques déjà hors de contrôle », expliquent Yiming Peng et Peipei Wu, co-auteurs de l’étude. « Les plastiques libérés peuvent être transportés sur de longues distances dans l’océan, rencontrer la faune marine et potentiellement entraîner des blessures ou des morts. »

Océans et cours d’eau pollués

Avant de se déverser dans les océans, les milliers de tonnes de déchets ont été transportés par les grands fleuves du monde. Ici aussi, les cours d’eaux asiatiques ont été les plus concernés, suivis des cours d’eau européens. À titre d’exemple, en Europe, le Danube a transporté près de 1700 tonnes de déchets pandémiques jusque dans l’océan. « Cela met en évidence le fait que, pour les rivières et bassin, une attention particulière sur la gestion des déchets plastiques est nécessaire », ont commenté les auteurs de l’étude.

Les scientifiques prédisent que, d’ici la fin du siècle, presque tous les plastiques liés à la pandémie se retrouveront soit dans les fonds marins (28,8 %), soit sur les plages (70,5 %).