Tout savoir sur la draisienne électrique, ce nouveau moyen de transport original

Tout savoir sur la draisienne électrique, ce nouveau moyen de transport original
Ph. ETX Daily Up Studio

En Belgique, la société de location de moyens de mobilité douce Wheels mettait, en juin 2020, 150 draisiennes électriques en libre-service dans les rues de la capitale. Malheureusement, ces nouveaux véhicules n’ont pas trouvé leur public et elles ont depuis été retirées de Bruxelles.

En France, Vässla propose un service d’abonnement tout compris, sur Paris uniquement pour l’instant, à raison de 79 euros par mois, soit un peu plus qu’un forfait Navigo. À ce prix-là, le client dispose d’une machine mise à sa disposition, ainsi que d’un casque, un antivol, une assurance et un service de conciergerie pour toutes questions, réparations et remplacement de la draisienne en moins de 48h.

Ce lancement tardif en France, comparé à celui des multiples offres de location de vélos ou des trottinettes électriques, s’explique simplement par le fait que ce type d’engin est homologué en ville que depuis la publication d’un décret daté du 24 janvier 2022. À noter que Vässla est déjà présent à Stockholm, Madrid ou encore Berlin.

Draisienne électrique, kézako ?

Pour rappel, une draisienne est un vélo sans pédale. Ici, le modèle proposé par Vässla est donc électrique et dispose de repose-pieds. Grâce à son gabarit, une draisienne est généralement assez facile à ranger, que ce soit chez soi ou au travail. De plus, c’est plus confortable qu’une trottinette puisque l’on est assis, plus léger et facile à manier et à transporter qu’un vélo.

Ce type de véhicule n’est évidemment pas autorisé à rouler sur les trottoirs, mais uniquement sur les pistes et bandes cyclables, ou toute chaussée dont la vitesse est limitée au maximum à 50 km/h. Le « vélo sans pédales » permet de rouler jusqu’à 25 km/h. Pour en profiter, il faut être âgé d’au moins 18 ans, mesurer au minimum 1m60 et peser moins de 120 kg.

Les règles en Belgique

Chez nous, les engins de déplacement motorisés ne sont pas assimilés à des véhicules automoteurs, que ce soit pour le Code de la route, pour la législation relative au permis de conduire ou pour les règles d’immatriculation : ils ne doivent donc pas être immatriculés et leurs utilisateurs ne doivent pas être munis d’un permis de conduire. Attention cependant : si votre engin peut dépasser les 25 km/h, il ne rentre plus dans la même catégorie de véhicule, et d’autres obligations s’appliquent à son utilisation (port du casque obligatoire, immatriculation, assurance supplémentaire, etc.).

Qu’en est-il des assurances  ? Selon la Loi, les véhicules automoteurs qui, par leur force automotrice, ne peuvent pas dépasser la vitesse de 25 km/h ne doivent pas être assurés (à l’exception des cyclomoteurs de classe A, qui ne sont d’ailleurs pas des « engins de déplacement » mais des « véhicules motorisés »). Attention toutefois : si, en cas d’accident, le conducteur d’un engin de déplacement est reconnu fautif, c’est lui qui devra réparer le préjudice. Mieux vaut donc avoir souscrit à une assurance RC familiale, qui couvrira les dommages matériels et physiques causés à autrui.

Le casque vivement conseillé

Et en ce qui concerne les obligations vis-à-vis de l’équipement, à vous de disposer de vêtements réfléchissants et d’un éclairage qui vous permettent de voir et surtout d’être vus ! Pensez également à l’utilité de porter un casque et du matériel de protection en cas de chute, même si ceux-ci ne sont pas obligatoires en Belgique (mais vivement conseillés).

Au rayon des avantages, on peut citer le fait qu’il s’agit de formidables outils pour vous essayer à l’intermodalité  : grâce à eux, vous parcourrez plus facilement les premiers ou les derniers kilomètres de votre trajet, avant ou après un trajet en train, en bus, en covoiturage…