Tarifs, horaires, itinéraires, nouvelle ligne : voici les changements attendus à la STIB pour cette rentrée

Tarifs, horaires, itinéraires, nouvelle ligne : voici les changements attendus à la STIB pour cette rentrée
Belga / E. Lalmand

La vie reprend progressivement son cours normal, dans les transports en commun aussi. A la veille de la rentrée, la STIB est prête au retour des élèves et travailleurs ainsi qu’à la forte affluence aux heures de pointe. « Le réseau sera opérationnel à 100% », nous confirme Françoise Ledune, porte-parole de la société de transports bruxellois.

Premier changement pour cette rentrée 2021 : l’abonnement scolaire est passé de 50 à 12€ par an pour tous les étudiants de 12 à 24 ans. Soit un accès illimité au réseau STIB pour seulement 1 € par mois. Ce nouveau tarif avantageux devrait être étendu à tous les jeunes jusque 24 ans, scolarisés ou non, en février 2022.

Investir pour les voyageurs

La STIB entame cette nouvelle année scolaire avec une double volonté : celle d’améliorer toujours le service aux voyageurs et celle d’augmenter la part du marché des transports publics. Pour ce faire, la société de transports investit massivement : 493 millions € en 2021, 533 prévus pour 2022.

Dès ce mercredi, pas moins de 12 lignes de bus et 30 lignes de trams verront leurs fréquences renforcées, en ce compris dans les heures creuses (dont week-ends). En octobre, le réseau tramway sera également renforcé avec l’arrivée de trams nouvelle génération. Objectif ? « S’adapter aux habitudes des citoyens et de mieux répondre à leurs besoins », précise la porte-parole. « En cette période de crise sanitaire, cette stratégie assure également plus d’espace pour les voyageurs. »

Les heures de pointe du matin et du soir seront allongées sur une dizaine de lignes, avec un renforcement aussi le mercredi midi. En outre, plusieurs lignes verront leur premier départ avancé ou le dernier repoussé. Quant aux bus Noctis, ils continueront à s’aligner sur les horaires de l’horeca.

Outre les horaires, il y aura aussi du changement sur certains itinéraires. Ce mercredi, la STIB franchira une nouvelle étape dans son plan bus. Après la ligne 74 il y a quelques mois, la nouvelle ligne 52 sera lancée, reliant directement le centre de Forest à la gare de Bruxelles Central. Cinq lignes verront leur itinéraire modifié ou allongé (27, 48, 83, 86 et 89).

Une ligne disparaît

La ligne de tram 32, dernière ligne du réseau de la STIB exploitée uniquement en soirée, est supprimée. Elle est remplacée entre la Gare du Midi, le centre de Forest et Drogenbos par la ligne de tram 82, qui circule désormais entre la gare de Berchem-Sainte-Agathe et Drogenbos toute la soirée, et par la nouvelle ligne de bus 52 pour ceux qui souhaitent rejoindre le centre-ville.

La multimodalité, avenir de la mobilité

La multimodalité, avec la combinaison des transports publics et du vélo en tête, est au cœur des préoccupations de la STIB. Pour réduire le nombre de voitures en ville, cela passe notamment par la création de nouvelles liaisons. A l’instar du deuxième tronçon de la ligne 9 (vers le Heysel), qui sera mis en service mi-décembre. « Quand on ouvre une nouvelle ligne, on voit qu’il y a un appel d’air parce que cela répond aux besoins des voyageurs. Par exemple sur la première partie de la ligne 9, on a très vite augmenté les fréquences car la fréquentation avait même dépassé nos prévisions », nous indique Françoise Ledune.

La multimodalité impose aussi le développement de hubs de proximité, où seront connectés tous les opérateurs : bus, trams ou métro bien sûr, mais également Villo, Cambio, trottinette ou vélo libre-service, … La STIB y travaille : un premier hub de micro-mobilité verra le jour avec le nouveau métro 3.

Un bus 100% green

Côté matériel, la STIB innove avec son tout premier bus à hydrogène, mis en circulation ce 1er septembre. Celui-ci voyagera de ligne en ligne, permettant aux utilisateurs de l’emprunter aux quatre coins de Bruxelles. La phase de test de ce bus 100% vert, roulant grâce à l’énergie verte des éoliennes, s’étendra sur deux ans.

Plus de télétravail, moins de transports ?

Rendu obligatoire au plus fort de la crise sanitaire, le télétravail devrait s’installer durablement. Pour les télétravailleurs qui voyagent régulièrement mais plus quotidiennement à Bruxelles, la STIB avait lancé en février le ticket 100 trajets : une formule plus flexible, valable pour trois mois et moins chère qu’un abonnement mensuel sur la même période.

De là à dire que les transports publics vont se vider ? Loin de là. Si les transports ont semblé désertés depuis le début de la pandémie, c’était principalement en raison de la fermeture des écoles. « Le télétravail ne fera pas baisser la fréquentation de manière drastique », assure Françoise Ledune. D’après les projections, si tous les travailleurs actifs prenaient un jour de télétravail par semaine, la fréquentation annuelle du réseau STIB serait diminuée de ~6%. Mais quand on sait que, chaque année (hors covid), la STIB observe une augmentation de ses utilisateurs de l’ordre de 4%…

Covid ou pas, la STIB continue donc d’investir pour faciliter la mobilité des Bruxellois. « Depuis 20 ans, la fréquentation des transports publics ne cesse d’augmenter », pointe Françoise Ledune. « Même si la pandémie y a mis un coup de frein, je pense que cette courbe ascendante va reprendre car les besoins de mobilité ne vont pas disparaître. »

« Par ailleurs, les transports publics restent la meilleure réponse mobilité aux préoccupations environnementales. On est même dans une optique d’une reprise à plus que 100%. C’est comme cela que la STIB travaille, c’est aussi comme cela que la Région bruxelloise travaille. C’est une nécessité si l’on veut que la ville entière puisse respirer et ne soit pas la capitale la plus embouteillée d’Europe. »

A quand le retour des collecto ?

Les collecto, service de taxi groupé assuré par les Taxis Verts, ont disparu du paysage bruxellois avec l’arrivée de la pandémie. Quand reprendront-ils du service ? Dès que deux conditions seront remplies. Primo, la reprise de l’activité pour le monde de la nuit à Bruxelles. Autrement dit, pas avant octobre. Secundo, et c’est là que le bât blesse, lorsque les mesures de distanciation sociale seront amenées à disparaître. La situation est réévaluée régulièrement nous dit-on chez Taxis Verts. Mais pour l’instant, patience donc…

Même station, nouveau nom

A partir de ce 1er septembre, les voyageurs découvriront aussi des stations existantes mais avec un nouveau nom. L’arrêt Rubens devient l’arrêt Gallait (55). La féminisation des arrêts se poursuit également. Outre-Ponts devient Marie-Christine (62, 93, 57, N18), Stallaert devient Marie Depage (60, N10), Demunter devient Audrey Hepburn (13, 88) et Ypres devient Marguerite Duras (51).