Les jeunes boudent de plus en plus le voyage en avion

Les jeunes boudent de plus en plus le voyage en avion

Comme en témoigne le succès du mouvement « flight shaming », ces modes de voyage sont moins liés à la volonté de tenter de nouvelles expériences qu’à celle de réagir face à l’urgence climatique. D’après l’enquête, 53 % des jeunes déclarent ne pas vouloir prendre l’avion uniquement pour leurs loisirs. Un tiers déclare le prendre plus d’une fois par an.

Un choix intrinsèquement lié à l’engagement écologique des jeunes, sans pour autant que cela soit synonyme de sacrifice. Sept sur dix estiment en effet qu’il n’est « pas nécessaire de prendre l’avion pour être dépaysé » et 88 % pensent qu’il est « possible de passer de bonnes vacances », sans avoir à emprunter la voie des airs. Un point de vue également partagé par 63 % habitués à voyager en avion.

Slow travel

En dehors des transports, les jeunes plébiscitent les pratiques liées au « slow travel », notamment celle de partir moins loin (59 %) ou de voyager plus lentement (61 %). L’idée de partir moins souvent quitte à rester plus longtemps sur place est même plébiscitée par trois jeunes sur quatre, y compris ceux qui prennent régulièrement l’avion.

« Si l’avion reste un moyen de transport apprécié car il permet de s’évader vers des destinations lointaines, cette étude met en lumière une large adhésion à la nécessité de réduire les vols de loisirs, dans un contexte d’urgence climatique », commentent les auteurs du rapport.

Parce qu’ils sont « très préoccupés » par la santé de la planète, 76 % des jeunes interrogés se disent également prêts à réaliser des changements importants ou radicaux dans leurs modes de vie. Un souci qui s’illustre dans les manières de voyager, mais aussi le mode de transport quotidien (79 %) l’alimentation (87 %) ou la consommation d’énergie (92 %).