Les Belges inquiets sur la route des vacances: voici ce qu’ils redoutent le plus

Les Belges inquiets sur la route des vacances: voici ce qu’ils redoutent le plus
AFP / P. Desmazes

La première crainte sur la route des vacances en voiture est de tomber en panne ou de rencontrer des problèmes techniques. Près d’un conducteur sur trois (30 %) redoute cela, selon une enquête menée par l’Agence wallonne pour la sécurité routière. « Un long trajet avec un véhicule qui n’est pas en ordre techniquement peut devenir un véritable cauchemar et générer de nombreuses dépenses inattendues », prévient Belinda Demattia, porte-parole de l’AWSR, à Sudinfo. Les pneus sont un élément essentiel. Et doivent donc être à la pression idéale. Il faut aussi vérifier l’état des freins, des feux et des essuie-glaces.

Des règles différentes à l’étranger

Toujours selon l’enquête de l’AWSR, les conducteurs wallons (27 %) redoutent, en deuxième lieu, de ne pas respecter le code de la route à l’étranger. « C’est probablement en partie à la peur des radars. Du fait de la monotonie du trajet sur de longues distances, on peut avoir tendance à rouler plus vite sur autoroute. Dès lors, il est recommandé de brancher son régulateur de vitesse », indique Belinda Demattia. Mieux vaut vérifier les différentes limitations avant de partir. À Malte, il est interdit de dépasser les 80 km/h sur autoroute, ce qui est la vitesse sur les routes françaises. En Allemagne, les 130 km/h peuvent être dépassés sur certains segments d’autoroute. En Suisse et en Italie, on roule les phares allumés durant la journée.

Quid du GSM ?

Récemment la Belgique a durci sa législation sur le GSM au volant. « En Irlande, l’amende peut atteindre 2.000 € contre 174 chez nous. L’utilisation d’écouteurs ou d’un casque audio est interdite. Seuls les téléphones Bluetooth sont autorisés. L’interdiction des écouteurs s’applique aussi en Espagne. En Pologne, un piéton peut être verbalisé s’il traverse, y compris sur un passage protégé, tout en utilisant son téléphone ou un appareil électronique », détaille la porte-parole de l’AWSR.

Le GPS utile

La troisième chose qui tracasse le plus le Wallon (24 %) est le fait de s’égarer en chemin. À l’heure du GPS généralisé, on peut s’étonner d’un tel résultat. Mais tout le monde n’actualise pas son équipement et des travaux peuvent perturber l’itinéraire. À égalité, on trouve le risque de s’endormir au volant (24 %) La cinquième crainte la plus fréquente (23 %) est l’anxiété de charger correctement son véhicule. « Une voiture chargée se comporte différemment. Elle dérape plus vite et a besoin d’une plus grande distance de freinage », souligne Belinda Demattia.

La peur de devoir conduire de nuit hante près d’un Wallon sur cinq (19 %). « Ce taux est élevé », réagit notre interlocutrice. Beaucoup s’y résignent afin d’éviter les embouteillages ou parce que c’est plus facile avec des enfants car ils dorment une bonne partie du temps.