Le chaucidou, ou chaussée à voie centrale banalisée, devient de plus en plus à la mode

De plus en plus à la mode en zones rurales, les chaucidous permettent de faire cohabiter du mieux possible automobilistes, cyclistes et même piétons sur des axes de circulation relativement étroits. Explication.

par
ETX Studio
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En Belgique, on utilise le mot «chaussée à voie centrale banalisée». En France, c’est chaucidou. Étymologiquement, il s’agit d’un mot-valise, contraction de chaussées et de circulation douce. Un chaucidou se compose d’une voie de circulation centrale bidirectionnelle, à l’usage des automobilistes, bordée de deux petites voies latérales réservées aux cyclistes et aux piétons.

Un axe de circulation qui peut être assez dangereux

L’avantage, pour le cycliste, est de pouvoir disposer d’une bande qui lui est réservée, dans les deux sens de circulation, sans crainte qu’un véhicule vienne le percuter par derrière. En effet, la distance réglementaire de 1m50 est largement respectée dès qu’une voiture double un vélo dans cette configuration.

Attention quand même lorsque deux voitures se croisent, car là les choses se compliquent. Elles doivent alors se déporter, chacune, sur la voie de droite, en prenant bien soin de vérifier qu’il n’y a évidemment pas de vélo ou de piéton ou alors en leur laissant systématiquement la priorité. Du coup, il peut s’agir d’un axe de circulation assez dangereux si l’on n’y prend pas garde.

En théorie, un chaucidou peut être aménagé sur des axes déjà particulièrement fréquentés par les cyclistes et les piétons, larges d’au moins 4m50 et affichant un trafic automobile assez limité. À noter que sur un chaucidou la vitesse est limitée à 70 km/h pour les voitures.

Si en France le concept est encore récent, il a déjà fait ses preuves depuis de nombreuses années aux Pays-Bas ou encore au Danemark.