Le carsharing au kilomètre débarque à Bruxelles avec Miles

Le carsharing au kilomètre débarque à Bruxelles avec Miles
Ph. Miles

La société allemande d’autopartage, qui est déjà active à Gand, prévoit de s’étendre à Anvers prochainement, a-t-elle annoncé mardi.

Selon Bruxelles Mobilité, sans coûts additionnels, des trajets de ville à ville sont possibles entre Bruxelles et Gand et bientôt Anvers. L’idée est de pouvoir conduire une voiture d’une ville à une autre et laisser la voiture sur place. Miles prévoit aussi d’opérer à l’avenir des trajets vers l’aéroport de Bruxelles-National.

Un autre opérateur sera bientôt actif à Bruxelles : GreenMobility, avec une flotte 100 % électrique.

Des tarifs plus flexibles

L’arrivée de Miles coïncide avec l’entrée en vigueur de nouvelles règles (arrêté modificatif du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 15 septembre 2022) sur les modalités d’utilisation des places de stationnement par les opérateurs de véhicules à moteur partagés.

Concrètement, le tarif ne doit plus être proportionnel à la distance parcourue et à la durée d’utilisation, ce qui permet plus de liberté en termes de tarification.

La durée maximale d’utilisation passe de 3 jours à 14 jours.

L’entreprise va déployer une flotte d’environ deux cents Opel Corsa. D’autres modèles, notamment électriques, suivront dans les semaines et les mois à venir, assure-t-elle.

Les voitures partagées sont disponibles 24h/24 et 7j/7 et ne dépendent pas d’un emplacement fixe. Outre la facturation sur la base des kilomètres parcourus au lieu des minutes, il existe également des tarifs journaliers jusqu’à 30 jours.

La Belgique, le royaume du carsharing

Miles explique avoir choisi la Belgique comme premier marché étranger par l’essor de l’autopartage. Selon les derniers chiffres de l’ASBL flamande Autodelen.net, le pays comptait déjà 194.000 utilisateurs début 2022, soit 2,5 % des Belges détenteurs d’un permis de conduire. Aujourd’hui, sept fois plus de Belges tirent parti de l’autopartage par rapport à il y a cinq ans.

Pour chaque ville, l’entreprise allemande introduit également une « voiture de charité », indiquée comme telle dans l’application mobile. Les recettes provenant de la location de ces voitures sont entièrement reversées à une association caritative locale. À Bruxelles, il s’agit d’un projet de la Croix-Rouge au profit des sans-abri.

« Les voitures partagées font partie de l’avenir de la voiture en ville. Elles permettent ainsi aux familles d’avoir accès à une voiture sans avoir à en supporter tous les coûts. D’autre part, elles encouragent une utilisation consciente de la voiture, en ne l’utilisant que lorsqu’il n’y a pas de bonnes alternatives », commente la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt.

À Bruxelles, l’autopartage est encore plus répandu parmi la population qu’en Belgique. On estime ainsi que pas moins de 8 % des titulaires bruxellois d’un permis de conduire auraient recours à l’autopartage.

L’autopartage à Bruxelles, ce sont aussi plus de 50.000 utilisateurs enregistrés pour 1.055 voitures disponibles, soit 705 véhicules en station opérés par Cambio et Getaround et 350 véhicules en flotte-libre de l’opérateur Poppy.