La première «école du rail» de Belgique ouvre ses portes à Molenbeek

La première «école du rail» de Belgique ouvre ses portes à Molenbeek
Belga

La première école du rail en Belgique

Il n’existe pas actuellement, dans l’enseignement secondaire ou supérieur, de filière spécifique menant aux métiers du rail. La formation doit donc se faire en interne. Raison pour laquelle le chantier de cette académie a été lancé début 2018 pour aboutir à l’ouverture de l’établissement au mois de janvier dernier. Crise sanitaire oblige, il n’avait pas encore pu être officiellement inauguré.

300 formations et cours

Le site molenbeekois dispose de 8.700 m2 d’espaces intérieurs et de 7.500 autres en extérieur. On y trouve notamment 40 salles de classe et des installations telles qu’un tracé de voie, une caténaire à hauteur d’homme ou un passage à niveau. Chaque jour, environ 400 étudiants (du personnel nouvellement engagé par Infrabel et nécessitant une formation ou des collaborateurs profitant d’une formation continue) pourront y suivre des cours. Crise sanitaire oblige, les leçons ne se font toutefois pas encore à pleine capacité. Les 300 formations et cours divers nécessaires à la gestion quotidienne des 3.600 km de lignes ferroviaires du pays sont désormais centralisées à l’Infrabel Academy, là où elles étaient précédemment dispensées localement, aux quatre coins du pays.

Des élèves formés à une quarantaine de métiers

L’académie, dont l’emplacement a notamment été choisi pour sa position centrale et sa desserte en transports en commun, centralisera toutes les formations et cours, qui mènent à une quarantaine de métiers (poseur de voies, contrôleur de la circulation ferroviaire, spécialistes des caténaires, etc.). Certaines d’entre elles continueront cependant à être dispensées localement.

L’objectif premier de l’Infrabel Academy est de former les étudiants autant que possible de manière pratique. L’accent sera donc mis sur des exercices intégrés, avec des employés aux fonctions différentes devant travailler ensemble et effectuer des tâches communes. Cela afin d’acquérir une meilleure compréhension du travail de chacun.

Chaque année, Infrabel cherche à engager environ 600 personnes ayant un profil technique. Environ 350 postes sont d’ailleurs encore vacants d’ici fin 2021, dont 51 en Région bruxelloise.