Comment le comportement des automobilistes a-t-il évolué vis-à-vis de leur GSM?

Comment le comportement des automobilistes a-t-il évolué vis-à-vis de leur GSM?
Ph. Unsplash

Pendant deux mois, Vias a observé le comportement des conducteurs en 161 endroits du pays à différents moments de la journée et de la semaine.

Comparé à l’étude précédente, les automobilistes téléphonent moins au volant : 2 % aujourd’hui, contre 3 % en 2013. La généralisation des systèmes Bluetooth a fait baisser l’usage du GSM au volant sans kit mains libres, analyse Vias. En revanche, les conducteurs utilisent plus souvent leur téléphone, notamment pour lire ou envoyer des messages : 59 % en 2022 contre 38 % en 2013, chiffre l’institut.

« Le risque d’accident d’un conducteur qui téléphone GSM en main est multiplié par 2 ; pour un conducteur qui lit ou rédige un texte, il est multiplié par 12 », avertit Vias, qui pointe une évolution négative en la matière.

Les poids lourds moins disciplinés

Les observations montrent que les conducteurs de camionnettes (4 %) et les chauffeurs de camions (6 %) sont plus nombreux que les automobilistes (2 %) à utiliser leur GSM au volant.

« Un conducteur qui fixe l’écran de son GSM pendant 5 secondes parcourt plus de 160 mètres à 120 kilomètres/heure et serait incapable de freiner à temps si un embouteillage se forme devant lui », prévient Vias.

L’usage du téléphone est moins répandu en agglomération (2 %) que sur les autoroutes (5 %) parce que la conduite y est plus monotone et le risque de conflit avec un piéton ou un cycliste nul, observe encore l’institut.

Selon ce dernier, les automobilistes bruxellois (5 %) et wallons (3 %) sont plus accros à leur GSM que les Flamands (1,6 %). Cela serait dû au risque moins élevé de se faire contrôler au sud du pays et dans la capitale qu’au nord.

Les seniors premiers de classe

Enfin, l’usage du téléphone portable au volant est plus répandu chez les 18-64 ans (près de 2 %) que chez les seniors (0,1 %). Il est également plus répandu chez les conducteurs (2,1 %) que chez les conductrices (1,3 %).

« L’usage du GSM au volant est encore très répandu en Belgique », conclut Vias, qui espère que l’utilisation des caméras afin de détecter ce comportement permettra d’améliorer la situation. Ce phénomène est responsable de 50 décès et 4.500 blessures en 2021 sur les routes belges, selon les estimations de l’institut.