Virginie Efira se confie sur les scènes de sexe dans «Benedetta»

Virginie Efira se confie sur les scènes de sexe dans «Benedetta»
AFP

« Benedetta » est l’adaptation cinématographique signée Paul Verhoeven du livre de Judith C. Brown, retraçant le parcours de Sœur Benedetta, une nonne persécutée pour son homosexualité. Un long-métrage aux nombreuses scènes érotiques présenté ce vendredi 9 juillet sur la Croisette.

En acceptant le rôle de cette nonne controversée, Virginie Efira savait à quoi s’attendre. « Paul Verhoeven m’a parlé immédiatement de tous les aspects, y compris des scènes d’amour, et parce que c’est lui, je ne me suis jamais sentie mal à l’aise, même pour la scène où le sacré est bousculé », explique-t-elle dans un entretien accordé au Parisien.

« Ce n’est pas si évident »

Tourner des scènes érotiques, « ça plonge toujours dans un état assez particulier », reconnaît la comédienne belge de 44 ans. C’est pourquoi elle avait pris le temps de s’y préparer avec sa partenaire à l’écran, Daphné Patakia. « On s’était vues avant, on déjeunait ensemble sur le plateau, il fallait qu’on trouve une confiance ensemble, c’était mieux pour ce type de séquences ».

Toutefois, celle qui campe le rôle de Benedetta Carlini admet ne pas avoir été « à l’aise tout le temps » : « parfois on croit en avoir fini avec la pudeur alors que ça n’est pas si évident. Mais on s’est quand même amusées », assure-t-elle. « C’était même facile, détendu. On a ainsi tourné une scène d’amour pendant deux jours : il fallait de l’érotisme, de l’intimité, de la métaphore aussi, on a cherché tous ensemble, avec une grande confiance en Paul Verhoeven. »

Polémique en vue sur la Croisette ?

« Benedetta » va-t-il créer le scandale ce vendredi soir à Cannes ? « Choquer pour choquer, ça ne m’intéresse pas », commente Virginie Efira. « Mais je vois bien que ça n’est pas un film consensuel. Or, si certaines scènes peuvent paraître choquantes à ceux qui en auront juste entendu parler, c’est parce qu’elles seront sorties de leur contexte. Alors que dans ‘Benedetta’, elles racontent quelque chose, se situent sur un niveau de métaphore… Et reflètent un geste cinématographique de Paul Verhoeven. Mais je comprends aussi qu’on puisse rejeter le film. »