VIDÉO. Une journaliste de la RTBF interrompt son reportage pour venir en aide aux sinistrés: «Je ne suis pas une héroïne»

VIDÉO. Une journaliste de la RTBF interrompt son reportage pour venir en aide aux sinistrés: «Je ne suis pas une héroïne»
Ph. Capture RTBF

Nul doute, vous avez déjà vu sa bobine au JT de la RTBF ou lors de ses grands reportages. Anne-Catherine Croufer est une journaliste de terrain. Jeudi, elle doit couvrir les inondations, accompagnée du cameraman Jean-Noël Lansival.

Journalistes formés

On les prévient que la situation est critique rue de la Dîme, près du pont de Fragnée à Liège. Il est 10 heures. Là, elle voit son collègue journaliste et présentateur au News, David Wathelet, en train de filmer dans l’eau. « Et je vois des gens désespérés. Une dame à la fenêtre qui est perdue. Son compagnon ne sait pas se déplacer, ils ne savent pas quoi faire ». Anne-Catherine Croufer met les pieds… jusqu’aux épaules dans l’eau. « À la RTBF, nous avons eu la chance d’avoir eu une formation de sauvetage. Je savais par exemple que je ne devais pas marcher s’il y avait des bulles, c’était risqué, on pouvait tomber sur une taque d’égout ». La journaliste crie, demande s’il y a un canoë, un kayak, pour aller évacuer les sinistrés.

Sauvés grâce à… une planche de surf

Et là, elle reçoit une planche de surf. Elle garde son sang-froid, ce n’est certes pas le moyen idéal, mais elle fera avec. Elle maîtrise la situation. Et avec l’humour qu’on lui connaît, elle rassure les gens. Elle fera plusieurs trajets pour aider les personnes, le monsieur handicapé et son épouse notamment. Et elle demandera qu’ils soient encadrés à la sortie de l’eau. Après quoi elle changera de vêtements pour poursuivre son reportage.

Si elle a voulu être filmée ? C’est plutôt un concours de circonstances. « J’avais mon micro, c’est sans doute un réflexe professionnel », sourit-elle. Et les cameramen étaient là, fiers d’elle sans aucun doute, pour immortaliser le moment.

Ne lui dites pas qu’elle est une héroïne. « Il y a partout en Belgique, dans ces moments difficiles, plein de personnes qui ont agi comme moi. Et sans être filmées ! » Elle estime juste avoir fait son devoir. Et est rassurée. Elle a reçu des nouvelles des sinistrés qui n’ont pas hésité à lui dire qu’ils allaient bien. Grâce à elle, même si elle n’a pas trop envie qu’on l’écrive. Bravo la journaliste, nous, on dit !