Le cinéma compte sur Spiderman et Ghostbusters pour ramener le public dans les salles

Le cinéma compte sur Spiderman et Ghostbusters pour ramener le public dans les salles
Capture d’écran YouTube

L’an dernier, le CinemaCon, où les studios hollywoodiens dépêchent d’ordinaire des cohortes de stars pour flatter les propriétaires de cinémas, a dû être annulé à cause du coronavirus.

Maintenant que près de 90 % des cinémas nord-américains ont rouvert leurs portes, Sony Pictures a voulu remonter le moral des troupes en dévoilant la bande-annonce de « Spider-Man : No Way Home », prochain volet des aventures du super-héros bondissant, puis en montrant en avant-première « S.O.S Fantômes : L’Héritage », la suite du Ghostbusters sorti en 1984, fortement teintée de nostalgie.

« Au cours des 19 derniers mois, il y a eu beaucoup de pessimisme et d’idées sombres », a reconnu Josh Greenstein, qui préside le département cinéma du géant Sony. « Mais nous savons que les salles de cinéma et l’expérience du cinéma en salle vont triompher », a-t-il lancé.

La présentation de Sony comportait également des brèves images de « Bullet Train », avec Brad Pitt, et un autre film de super-héros intitulé « Morbius », suite de la série entamée avec « Venom ».

Figuraient aussi au menu des extraits de « A Journal for Jordan », réalisé par Denzel Washington, et une adaptation cinématographique du roman à succès « Là où chantent les écrevisses », produite par Reese Witherspoon.

« S.O.S Fantômes : L’Héritage » était présenté par son réalisateur Jason Reitman et son père Ivan, qui avait dirigé l’opus initial voici près de quarante ans. L’intrigue reste encore ultra-confidentielle mais le nouveau volet suit les aventures des descendants des premiers chasseurs de fantôme, qui reprennent la combinaison et l’aspirateur à ectoplasmes de leurs aînés.

Les organisateurs ont maintenu le CinemaCon en dépit des craintes suscitées par l’explosion des cas du variant Delta mais un grand nombre de stars ont préféré se tenir à l’écart des casinos de Las Vegas malgré le « pass sanitaire » mis en place pour l’événement.

Disney était quasiment absent mais les autres studios traditionnels, comme Warner, Universal et Paramount, avaient fait le déplacement. Depuis le début de la pandémie, chacun d’eux a eu recours d’une façon ou d’une autre aux plateformes de vidéo à la demande pour diffuser ses œuvres, au grand dam des exploitants de salles de cinéma qui s’inquiètent pour leur avenir.