Des ex playmates dévoilent les sombres secrets du Manoir Playboy

Des ex playmates dévoilent les sombres secrets du Manoir Playboy
AFP / Getty Images

Dans la série documentaire « Secrets of Playboy », dévoilée ce 24 janvier sur la chaîne A&E, plusieurs anciennes playmates ont témoigné de ce qu’il se passait réellement au Manoir, la maison d’Hugh Hefner connues pour ses fêtes érotiques et extravagantes. Parmi les témoignages, celui d’Holly Madison, ancienne compagne de Hugh Hefner, le créateur du célèbre magazine, décédé en 2017.

Selon Holly Madison, il régnait au Manoir une ambiance « quasi sectaire ». Hefner bénéficiait d’une sorte « d’aura » et avait sa propre « équipe de nettoyage » prête à tout pour préserver son image, ainsi que celle de ses invités. Ces VIP « pouvaient faire ce qu’ils voulaient », se rappelle PJ Masten, ex « Playboy Bunny », car ils savaient que ce qu’il se passait au Manoir restait au Manoir.

« Les hommes pouvaient faire n’importe quoi avec les filles s’ils les droguaient »

Plusieurs playmates dénoncent en outre le comportement abusif du maître des lieux.

« Il était clair que nous n’étions rien pour lui », raconte Sondra Theodore, ex petite amie d’Hefner (il avait la cinquantaine, elle 19 ans). « Il était comme un vampire. Pendant des décennies, il a aspiré la vie de toutes ces jeunes filles. J’en ai vu beaucoup, fraîches et innocentes, passer les portes du manoir Playboy et ressortir épuisées et hagardes. »

Selon Sondra Theodore, la drogue était monnaie courant au Manoir. « Hef prétendait qu’il n’était pas mêlé à l’usage de drogues dures au manoir, mais c’était un mensonge », poursuit-elle. C’est le quaalude [méthaqualone] qui circulait principalement. « Elles étaient utilisées pour le sexe. Habituellement, on prenait un demi-cachet. Mais si vous en preniez deux, vous perdiez connaissance. Les hommes savaient qu’ils pouvaient faire n’importe quoi avec les filles s’ils leur donnaient du Quaalude », ajoute l’ex playmate.

Des allégations confirmées par l’ancienne assistante d’Hugh Hefner, Lise Loving Barrett. « Nous appelions les Quaaludes des ouvreurs de cuisses. »