Les «parcs silencieux», des havres de silence et de paix de plus en plus convoités

Les «parcs silencieux», des havres de silence et de paix de plus en plus convoités
Ph. Unsplash

Ici, on ne parle pas, on ne chante pas, on ne crie pas. À la place, on ouvre grand ses oreilles pour s’imprégner des sons de la nature qui nous entoure. Le bruissement des feuilles, le clapotis d’une rivière, le chant des oiseaux. Des sons apaisants qui nous octroient une sensation de plénitude et nous font oublier la douce mélodie des klaxons qui berce notre quotidien d’urbains. Bienvenue dans les parcs silencieux, ces espaces verts où vos tympans ne seront importunés que par le bruit de la nature.

Un parc silencieux en Belgique

Ce concept de « parcs silencieux » gagne du terrain. En Espagne, un parc situé à une heure de route de Barcelone nommé Montnegre i el Corredor s’est même vu décerner le label « parc silencieux urbain » par l’association américaine « Quiet Parks International », qui milite pour « préserver le son du vivant » en faisant perdurer les espaces naturels épargnés par le bruit d’origine humaine.

En 2021, le parc anglais Hampstead Heath, localisé au nord de Londres, a lui aussi reçu ce label. Tout comme le Yangmingshan National Park (Taïwan) et le Dender-Mark (Belgique). Les lieux répertoriés sur le site de l’ONG ont fait l’objet d’une mesure minutieuse du bruit environnant, réalisée à partir de capteurs sonores. L’un des critères essentiels pour rejoindre la liste triée sur le volet des « quiet parks » ? Quinze minutes de totale quiétude avant qu’un bruit d’origine humaine ne vienne rompre ce silence.

Connexion avec la nature

À l’image des établissements touristiques qui proposent des retraites silencieuses, ces parcs privilégient donc le silence et sont idéals pour se connecter à la nature, acte ô combien crucial pour notre bien-être mental et physique.

Une parenthèse dans une vie à cent à l’heure que les urbains sont de plus en plus nombreux à vouloir s’offrir, en particulier depuis les mesures de confinement, brèves périodes au cours desquelles la nature a repris ses droits et qui ont exacerbé le besoin de s’éloigner du tumulte des villes chez bon nombre de citadins.

Le bruit, une nuissance qui affecte les humains mais aussi la faune et la flore

D’après l’Organisation mondiale de la santé, le bruit représente la principale nuisance environnementale des pays industrialisés. « Le bruit affecte les individus de diverses manières. Il perturbe les capacités auditives, le système neuro-végétatif, le mental, la communication orale, le sommeil, etc. » souligne l’agence onusienne.

Mais les humains ne sont pas les seuls à être affectés par le bruit : la faune et la flore en pâtissent aussi. C’est précisément pour cette raison que certains parcs nationaux de différents pays instaurent un règlement strict visant à réduire un maximum les bruits dans leurs parcs.

Des mesures qui ne sont malheureusement pas toujours respectées à la lettre, notamment à cause du tourisme de masse. « Il est urgent d’identifier et de protéger les lieux menacés, car les endroits calmes disparaissent rapidement », pointe l’association Quiet Parks International.