[Test] Far Cry 6 – Guérillero un jour, guérillero toujours!

[Test] Far Cry 6 – Guérillero un jour, guérillero toujours!

Voilà 15 ans que la saga Far Cry constitue une proposition originale et finalement assez rare dans le monde du jeu vidéo : un FPS narratif, dans un vaste monde ouvert où la liberté est reine et de préférence dans des décors paradisiaques. En 2017, Far Cry 5 emmenait les joueurs combattre un gourou dans le Montana. Trois ans et demi plus tard, Far Cry 6 revient à ses origines et à ses premiers amours en propulsant les joueurs sous le soleil des tropiques sur un archipel qui rappelle Cuba. Bien qu’il ne soit jamais cité, les références au pays communiste sont multiples. Vous incarnez Dani Rojas, un personnage qui selon votre choix prendra les traits d’un homme ou d’une femme. Vous allez rejoindre la résistance pour vous opposer au dictateur Antón Castillo (incarné par l’acteur Giancarlo Esposito) et au régime autoritaire qu’il a mis en place sur l’île.

Un goût de déjà-vu

Vous trouvez que le pitch manque un peu d’originalité ? Vous avez raison ! D’ailleurs, le contexte géopolitique et l’île fictive de Yara ont comme un goût de déjà-vu et rappellent notamment Just Cause 3, sorti en 2015. Dès les premières heures de jeu, on retrouve tous les éléments qui constituent la franchise Far Cry et on ne peut pas dire qu’on est dépaysé. On est face à un grand méchant contre lequel il faut organiser la résistance en ralliant différents clans divisés à notre cause. On progresse ainsi peu à peu dans l’immense monde ouvert en éliminant peu à peu les lieutenants du dictateur pour arriver au but ultime.

Un élément manque néanmoins à l’appel : la capture des fameuses tours radio, chères à la franchise Far Cry. Mais étonnant, elles viendraient presque à nous manquer tant elles étaient pratiques pour dévoiler une partie de la carte. On retrouve également dans Far Cry 6 tous les petits éléments RPG qui ont été intégrés à la saga ces dernières années. Il faut ainsi améliorer des campements, récolter des ressources pour fabriquer et améliorer ses armes et munitions. On peut également s’adonner à la chasse et à la pêche. Enfin, comme dans Far Cry 5, le joueur peut également compter sur l’aide d’un « Amigo », un animal (coq, crocodile ou chien) sur lequel vous pourrez compter pour vous assister lors de l’aventure. Le jeu dispose de deux modes de difficulté, Histoire et Action, et, c’est à souligner, une multitude d’options d’accessibilité sont disponibles.

Un grain de folie

La carte de Far Cry 6 est gigantesque et totalement accessible dès le début de l’aventure. Elle est constituée de plusieurs îles et d’environnements variés, des plages à la ville en passant par la jungle. Pour vous déplacer, vous pourrez compter sur une multitude de possibilités, du cheval à l’avion de combat en passant le jet-ski et le sidecar. Dès le commencement, une immense liberté d’action est laissée au joueur. Vous pouvez vous balader sur l’île comme bon vous semble et remplir des missions pour les factions de votre choix ou tout simplement aider ou libérer des habitants. Far Cry 6 propose également de nombreuses activités annexes, comme des étonnants combats de coqs à la façon Street Fighter !

Enfin, au fil des missions et des découvertes, vous pourrez compter sur un arsenal riche, varié et composé d’armes parfois bricolées et totalement loufoques comme un lance-clous ou un lance-CD. Far Cry 6 est généreux puisque le joueur peut s’équiper de trois armes principales, d’une arme de poing et de quatre autres accessoires. Far Cry 6 introduit également le Supremo, un dispositif maison fixé à votre dos et qui, une fois la jauge chargée au maximum, pourra déclencher des attaques surpuissantes. Bref, le jeu met à votre disposition des outils qui vous permettront de bien vous amuser sur Yara.

Des panoramas à couper le souffle

Far Cry 6 est le premier jeu de la licence à débarquer sur les nouvelles consoles de salon, la Xbox Series X et la PS5. Nous avons testé le jeu sur la nouvelle console de Microsoft. On a apprécié l’absence de temps de chargement et la compatibilité avec la fonction Quick Resume qui permet de directement reprendre la partie là où on était arrivé. Visuellement, le jeu est joli, voire très joli, et offre des panoramas à couper le souffle. Far Cry 6 tourne en 4K à 60 FPS dans une parfaite fluidité. Néanmoins, on ne peut pas dire qu’il procure une véritable claque graphique new-gen. Cela s’explique sans doute que le jeu est disponible sur toutes les plateformes et qu’il n’a pas été développé exclusivement pour la nouvelle génération.

Enfin du côté de la durée de vie, Far Cry 6 se montre très généreux. Comptez une vingtaine d’heures pour boucler l’aventure et une trentaine pour terminer le jeu à 100 % en complétant toutes les missions et les tâches annexes.

Notre verdict

Far Cry 6 est un jeu fun et un bon divertissement. Il permet de s’évader en parcourant un archipel paradisiaque et en le délivrant du joug d’« El Presidente ». Le jeu manque clairement d’originalité mais il reste très plaisant et agréable à jouer même après 20h de jeu. Si la saga Far Cry vous avait manqué, Far Cry 6 vous rappellera de bons souvenirs et vous procurera une bonne dose de fun pendant une vingtaine d’heures. Si par contre, vous avez une dent contre Far Cry, ce n’est pas cet épisode qui vous réconciliera avec la saga. 4/5

Découvrez un aperçu du jeu: