Une étudiante accusée de tricherie par un logiciel de surveillance basé sur la reconnaissance faciale

Une étudiante accusée de tricherie par un logiciel de surveillance basé sur la reconnaissance faciale
Ph. Pexels

Pour certains, la tricherie aux examens est un véritable art, difficile, dangereux et risqué. Depuis le début des années 2000 et l’apparition des smartphones, de l’Internet mobile et de d’appareils électroniques sans fil, le fait de tricher pourrait sembler plus facile… Mais depuis quelque temps, les avancées technologiques profitent également à la surveillance et à la lutte contre la tricherie. Aux États-Unis, les dispositifs basés sur la reconnaissance faciale et l’intelligence artificielle sont de plus en plus nombreux dans les salles d’examen. Ces systèmes fonctionnent également à distance lorsque l’étudiant passe un examen chez lui face à sa caméra allumée.

« Vous avez été observée en train de regarder plusieurs fois en bas »

En février dernier, une adolescente de 17 ans a ainsi reçu une note de zéro pour tricherie. C’est seulement après l’examen qu’elle a reçu un email lui indiquant : « Vous avez été observée en train de regarder plusieurs fois en bas et sur les côtés avant de répondre aux questions. » Cette accusation n’a pas été prise par un humain mais par une intelligence artificielle, relate Slate.

Le verdict du logiciel perçu comme « la parole de Dieu » par les écoles

L’étudiante s’est défendue en racontant qu’elle ne faisait que réfléchir en regardant ses mains. Mais ses explications n’ont pas convaincu les autorités scolaires.

Ce n’est pas la première à se plaindre d’être accusée de tricherie et le phénomène pose de nombreuses questions. L’ONG Electronic Frontier Foundation se bat contre ces nouveaux systèmes anti-triche. « Qui fixe son examen pendant l’épreuve entière ? C’est ridicule, ce n’est pas humain. Des comportements normaux sont sanctionnés par ce logiciel », souligne Cooper Quintin un membre de l’organisation. Il va même plus loin en estimant que les écoles équipées de ces dispositifs prennent les résultats des analyses de l’intelligence artificielle pour « la parole de Dieu ».

Pourtant, une chose est sûre : ces nouveaux dispositifs n’en sont qu’à leurs débuts et ils vont de plus en plus se généraliser à l’avenir.