Le bar à sieste, outil anti-burn-out des citadins débordés

Un signe des temps ? Dans plusieurs grandes villes du monde, on voit ouvrir depuis peu des bars à sieste, où les citadins débordés et au bord du burn-out peuvent dormir quelques instants bienvenus au milieu de leur journée de travail.
par
Nicolas
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De Tokyo à Londres, de Séoul à Paris, la liste des villes qui ont vu ouvrir des bars à sieste n'a cessé de s'allonger au cours des derniers mois. Des citadins surchargés de travail et au bord de l'épuisement se réjouissent à l'idée de pouvoir y faire une petite sieste au milieu de la journée.

L'une des dernières villes concernées est Madrid, qui a vu l'ouverture au début de l'été du premier bar à sieste d'Espagne, fort opportunément nommé "Siesta & Go".

Au vu de la sacro-sainte tradition dans le pays de fermer les magasins à midi pour ne pas souffrir des chaleurs estivales, rien d'étonnant à voir Madrid rejoindre la liste des villes ayant cédé à cette mode.

Les clients devront débourser 14 euros pour se retirer dans une chambre privée et s'offrir une sieste d'une heure pendant leur pause déjeuner.

À Paris, le "Zen Bar à Sieste" offre à ses riverains une retraite calme en plein cœur d'une ville animée. Équipé de fauteuils massants qui invitent à l'assoupissement, l'endroit propose à ses clients, entre autres services, des massages de pieds, des "fish pédicures" et des massages shiatsu pour se détendre.

Micro-sieste ou somme appuyé

À Séoul, en Corée du Sud, où les heures travaillées sont notoirement interminables, l'un des établissements les plus prospères du marché est "Mr. Healing", une chaîne qui dispose de 60 bars à sieste sur l'ensemble de la péninsule, rapporte le journal "The Korea Times".

Qu'il s'agisse d'une micro-sieste de 15 minutes ou d'un bon somme d'une heure, les bars à sieste ou "de soin", commme on les appelle localement, permettent à leurs clients en manque de sommeil de récupérer pendant l'après-midi. Ce service est de plus en plus populaire auprès des employés de bureau comme des jeunes mamans.

Les clients se laissent glisser dans des fauteuils massants, des poufs poires ou des hamacs, et ferment les yeux en attendant le marchand de sable.

Si le concept de bar à sieste est bien enraciné dans la culture sud-coréenne, il est lancé dans les autres villes à titre expérimental.

À Londres, par exemple, on a vu surgir au cours des dernières années une série de stations à sieste éphémères, dans le cadre de campagnes publicitaires pour des fabricants de matelas et des entreprises de design.

L'an dernier, les Londoniens ont eu droit, dans l'"Old Truman Brewery", à une "nap station" équipée de nacelles pour sieste éclair, de lits, du wifi et de café gratuit. L'année précédente, c'est un studio de design qui a ouvert la "Sleeperie" éphémère, où les clients étaient invités à se recroqueviller dans des hamacs rouge vif.

Pour célébrer la Journée internationale du sommeil en mars 2017, le "Nescafé Harajuku" a conclu un partenariat avec une compagnie de literie pour l'ouverture à Tokyo, au printemps, d'un bar à sieste éphémère.

À la fin de leur sieste éclair, les clients se voyaient offrir une tasse de Nescafé avant de poursuivre leur journée.