Le CORE Festival ouvre le bal des festivals pour sa première

Le CORE Festival ouvre le bal des festivals pour sa première
D. Stips

Cela fait près de trois ans que les fans de musique devaient se passer (ou presque) des festivals d’été. Pour sa première édition, le CORE Festival a donc donné le la en accueillant quelque 40.000 visiteurs ces vendredi et samedi. Dans le parc d’Osseghem, à deux pas de l’Atomium, les amateurs de musique ont pu profiter d’une affiche variée dans un lieu enchanteur. Car au-delà du cadre magnifique, les organisateurs du festival, qui s’occupent également de Tomorrowland et de Rock Werchter, ont produit un travail titanesque pour proposer des scènes originales.

Outre les scènes Ardo (mainstage) et Endoma (tente), somme toute assez classiques pour un festival, AltVerda, Orlo et Nabo proposaient des expériences originales, chacune à leur manière, pour écouter de la musique électronique. La première avait été installée en bas de l’amphithéâtre naturel du parc, offrant aux festivaliers une vue imprenable sur les DJs qui ont défilé durant ces deux journées. La scène Orlo était au beau milieu des arbres et permettait aux danseurs d’être en communion avec les autres fêtards, mais aussi avec la nature. Non loin de là, la scène Nabo, à laquelle on accédait après avoir fait une file d’attente, se trouvait en hauteur et offrait un décor enchanteur et dépaysant, sorte de cabane perchée dans les arbres, au milieu duquel les DJs se produisaient.

Des prestations de haut vol

Naturellement, il n’est jamais possible de tout voir et tout écouter lorsque l’on est en festival, mais certains concerts en particulier nous ont laissé un souvenir mémorable. Vendredi, le set du mythique Paul Kalbrenner nous a laissés rêveurs, tandis que, plus tôt dans la journée, Mura Masa a offert un final subjuguant avec ses tubes « Love$ick » et « Firefly ». On a également retrouvé Nas avec plaisir, le rappeur n’ayant rien perdu de son talent et de son énergie. Au rayon des découvertes, l’Ougandaise Kampire et le collectif Horse Meat Disco nous ont, il faut le dire, sacrément fait danser.

Samedi, c’est la prestation de Joy Crookes qui nous a laissés admiratifs, alliant avec brio délicatesse et art du groove. L’Américain Denzel Curry a conquis le public belge, lançant des pogos dans tous les sens et ne laissant pas une seconde de répit aux festivaliers. Dans un autre genre mais tout aussi énergique, Nina Kraviz a, comme à son habitude, envoyé des basses sans s’arrêter durant une heure et demie. Le festival s’est achevé avec le concert de Jamie XX qui, avec un feu d’artifice mémorable, a fait honneur à son rang de tête d’affiche.

Une nouvelle expérience sensorielle

Le festival a donc été une vraie belle surprise qui, avec une affiche alternative, a su trouver son public. Nous y sommes allés sans d’attente particulière, et sommes sortis de là avec une impression donnée de franche réussite. On notera des files légèrement trop longues quand il fallait recharger son bracelet (il s’agissait d’un festival cashless) mais, on le sait tous, cela fait aussi partie du jeu dans ce genre d’événements. Les sanitaires étaient propres, les bars bien répartis et efficaces, les volontaires et le personnel très sympathiques, ce qui rend l’expérience d’un festival toujours plus agréable. En résumé, le CORE Festival représente une toute nouvelle expérience sensorielle entre musique et nature, le tout en plein cœur de notre capitale. Et cette première édition étant un succès, les organisateurs ont d’ores et déjà annoncé que le festival serait de retour l’année prochaine pour une deuxième édition.