Cinq raisons pour lesquelles il ne faut surtout pas manquer Esperanzah! cette année

Cinq raisons pour lesquelles il ne faut surtout pas manquer Esperanzah! cette année
Ph. E. Grégoire

Après une version en miniature l’année dernière, Esperanzah ! revient en force pour sa 20e édition, plus engagé que jamais. Pendant quatre jours, le festival fera une nouvelle fois vibrer l’abbaye de Floreffe (Namur), un site que les festivaliers prendront encore d’assaut pendant encore au moins cinq ans. Vous n’avez pas encore vos tickets ? On vous donne cinq raisons pour ne plus hésiter une seconde !

1. Une édition anniversaire

Après 20 ans d’existence, Esperanzah ! parvient à garder son ADN : rester un festival à taille humaine et à contre-courant du mainstream, porteur depuis sa naissance de diversité culturelle et d’« alternativité ».

Pour cette édition anniversaire, les organisateurs ont laissé (en partie) la main aux festivaliers : le public a pu choisir des artistes déjà passé·es à Floreffe et qu’il rêvait de revoir.

Ainsi, Chinese Man, Asaf Avidan, Gaël Faye, Scylla ou encore Hilight Tribe reviendront fouler les scènes d’Esperanzah !

2. Quatre jours de fête

Cette 20e édition se tiendra sur quatre jours (et non plus trois), afin de permettre à chacun de profiter de tous les concerts. Aux côtés des quelques têtes d’affiche, les organisateurs ont, comme à leur habitude, déniché de superbes pépites parmi les artistes émergents et engagés venus des quatre coins du monde. De plus, cette année, un coup d’œil à l’affiche montre que la parité est atteinte au niveau de la représentation des femmes et des personnes sexisées.

Le jeudi, la chanteuse gantoise Meskerem Mees lancera les festivités : un coup de cœur noir-jaune-rouge ! Ensuite, les Liégeois de The Brums propulseront leur joyeux mélange de sonorités qui nous fera danser à coup sûr, avant de laisser la scène à la Hilight Tribe et à sa natural trance puissante. En point d’orgue de cette première soirée, Chinese Man mettra le feu côté Jardin.

Vendredi soir, on retrouvera avec plaisir Gaël Faye, qui nous fera chavirer de ses mélodies endiablées et de ses textes si profonds. Changement de registre ensuite ! Ça va danser sur la scène Futuro, avec MYD et son électro-house ensoleillée ; avant de finir en beauté avec Zenobia, ou la rencontre entre la musique orientale et l’électro.

Samedi, on ne loupera sous aucun prétexte Cimafunk, avant de plonger dans l’univers de Rodrigo Y Gabriela, un savant mélange de hard rock et de flamenco.

Et le dimanche, Jawhar envoûtera le public côté Jardin pour commencer la journée. Celle-ci se poursuivra avec Fatoumata Diawara et Asaf Avidan, entre autres. On ne manquera pas de faire un tour au village des possibles pour profiter du set de la DJ belge Blck Mamba : une belle dose d’énergie pour nous requinquer après quatre jours de festival !

3. La culture dans tous les sens

À côté de la programmation musicale, Esperanzah ! c’est aussi une programmation artistique et engagée ultra-riche. Et c’est aussi pour cela qu’on aime tant déambuler dans ce festival : aux quatre coins du site, il y a toujours quelque chose à voir ou à faire ! Du côté des arts de la rue, que ce soit les yeux en l’air ou les pieds sur terre, il y en aura pour tous les goûts : spectacles aériens, circassiens, clownesques, poétiques, fanfares, déambulatoires…

À Esperanzah !, la culture s’exprime dans toute sa diversité. Un petit détour par l’espace Tout Va Bien pour découvrir une programmation cinématographique, documentaire ou encore théâtrale tout au long du festival. Sans oublier les débats. Autant d’occasion d’aborder divers thèmes de société, allant de l’alimentation aux énergies, en passant par les sans-papiers ou l’arrivée d’Alibaba à Liège.

4. Le plus engagé des festivals

Que ce soit par ses propositions artistiques ou militantes, Esperanzah ! a, depuis sa naissance, à cœur de dénoncer les problèmes sociétaux ; mais surtout de penser et porter des alternatives, porter des possibles, pour une société plus juste et égalitaire. Cette année, le thème de la campagne de sensibilisation et du festival est : « Occupons le terrain ! ». Aux Village des Possibles, une trentaine de collectifs seront présents pour échanger avec les festivalier.es sur leurs méthodes de lutte et leurs revendications politiques. On en sort forcément avec des petites graines de réflexion pour un monde meilleur.

L’engagement du festival passe aussi par des valeurs écologiques fortes : gobelets réutilisables, boissons locales, îlots de tri et tri des déchets en aval du festival, ect. Sans oublier, depuis 2018, le plan Sacha de lutte contre le harcèlement et aux violences sexistes et sexuelles en milieu festif.

5. Une ambiance unique

Son affiche audacieuse, son Village des Possibles, ses artistes de rue, ses animations. Mais sans oublier son comptoir des saveurs, son Baz’art, le Village des enfants ou encore la scène KiosK et les incontournables de Radio Bistrot… Tout cela fait d’Esperanzah ! un festival absolument unique. Une bulle de fête et d’utopie dans laquelle on a bon de se plonger entièrement durant quatre jours.