Oubliez Shein, Primark ou H&M: découvrez nos astuces pour sortir de la fast fashion

Oubliez Shein, Primark ou H&M: découvrez nos astuces pour sortir de la fast fashion
Ph. Unsplash

Avec des vêtements qui suivent les dernières tendances, une livraison et des retours gratuits, et des prix qui défient toute concurrence, il n’est pas facile de résister à la tentation de commander ses vêtements sur Shein. En quelques mois, ce géant chinois de la fast fashion est devenu l’une des marques préférées des jeunes. Mais tout n’est pas rose derrière ces vêtements pas chers. En mai dernier, une étude publiée par Teenage Lab by Pixpay montrait que Shein serait responsable de 22 % des émissions de CO2 des adolesce ntes. Entre les conditions de travail dans les usines chinoises qui confectionnent les pièces vendues par l’entreprise et l’impact considérable de la fast fashion sur la planète, il est plus que jamais indispensable de regarder les alternatives qui existent. Voici quelques pistes de réflexion.

Acheter moins

Pendant des années des enseignes comme Zara et H&M ont été les représentantes de ce qu’on appelle la fast fashion. Le but ? Sortir constamment des nouveaux produits et des nouvelles collections pour inciter les consommateurs à acheter. Zara, par exemple, sort plus de 65.000 nouveaux produits chaque année. Shein va encore plus loin en introduisant l’ultra fast fashion. Le géant chinois promet plus de 500 nouveautés par jour. Cela représente près de 200.000 nouveaux produits par an. Et ça marche ! En seulement quelques années, Shein est devenu l’un des plus gros vendeurs de mode de la planète. En 2021, 3,8 millions de robes ont été vendues sur la plateforme, contre 2,2 millions par H&M.

A contre-courant de cette consommation effrénée, il y a le mouvement slow fashion qui préconise d’acheter moins et de privilégier la qualité plutôt que la qualité. Le mouvement met également en avant une fabrication de vêtements qui respecte l’environnement, mais aussi les travailleurs et les animaux.

Acheter mieux

Le principal atout d’une plateforme comme Shein, ce sont les prix. On y trouve des t-shirts, des pulls, des robes ou des pantalons pour moins de 10 €. En moyenne, le prix d’un vêtement sur Shein est de 7,9 €. Ce printemps, une jeune mariée a affolé TikTok en présentant sa robe de mariage, neuve, achetée pour seulement 43 €. Il faut avouer que, niveau prix, il est difficile de faire mieux. Dans le cadre de la mariée, c’est un peu différent, mais globalement, ces prix super bas poussent les consommateurs à acheter un vêtement non pas parce qu’ils en ont besoin, mais juste parce que ce n’est pas cher. Le plus dur est donc d’essayer de sortir de cette logique en essayant par exemple de réfléchir au coût humain, mais aussi au coût écologique de chaque achat.

Acheter en seconde main

Cela peut sembler contradictoire mais parallèlement au succès de l’ultra fast fashion, le marché de la seconde main est aussi en plein boum. Des applications comme Vinted, Depop ou Vestaire Collective participent à cet engouement et rendent accessibles et visibles les vêtements de seconde main. Trous, tâches, odeur de cigarette, lorsqu’on achète un vêtement d’occasion en ligne, les mauvaises surprises ne sont jamais bien loin. L’alternative pour toucher, voir et essayer avant d’acheter est de pousser les portes d’une friperie. Il y en a de plus en plus et les bonnes affaires sont nombreuses. Les boutiques solidaires comme les magasins Oxfam, les Vestiboutiques de la Croix-Rouge et les Petits Rien regorgent aussi des pépites à dénicher à petit prix. C’est un moyen simple, efficace, solidaire, écologique et éthique de lutter contre la fast fashion.

Réparer

Enfin, il existe une dernière piste. Et si, au lieu d’acheter, vous répariez ? Ce n’est pas pour rien que ces dernières années, les cours et les formations à la couture ont le vent en poupe. Si vous n’avez pas les bases, vérifiez près de chez vous, il y a forcément la possibilité de suivre des cours de couture. Si vous avez la flemme, il existe aussi de nombreux tutos gratuits sur YouTube. Vous n’avez plus aucune excuse ! Cela vous permettra de réparer plutôt que de jeter et donc d’acheter. Il existe aussi des ateliers organisés pour vous aider à donner une seconde vie à vos vieux vêtements. Il y en a aux quatre coins du pays. Il suffit de taper « atelier upcycling » dans votre moteur de recherche pour les trouver. A Bruxelles par exemple, jetez un œil à ce que proposent les asbl Les Cadavres Exquis, R-Use Fabrik ou encore SannaPack’UneVie.