Passera-t-on Noël masqués?

Passera-t-on Noël masqués?
Ph. Unsplash

Le coronavirus circule toujours en Belgique. Selon les derniers chiffres mise à jour par Sciensano vendredi matin, tous les indicateurs sont à la hausse sauf les décès. Entre le 15 et le 21 novembre, les contaminations ont bondi de 28 %. Dans le même temps, les admissions à l’hôpital ont grimpé de 27 %.

Nous sommes encore loin des pics que nous avons connus au cours de ces deux dernières années, mais la situation commence quand même à préoccuper certains experts.

Une neuvième vague en France

Chez nos voisins français, la tendance est aussi à la hausse. Si bien que certains parlent déjà de 9e vague. « La neuvième   vague de Covid-19 est bel et bien là », assure l’épidémiologiste Mahmoud Zureik au Parisien. Il estime que les contaminations grimpent « vite et fort » et qu’à ce rythme, il y aura bientôt 50.000 nouveaux cas de Covid-19 par jour en France.

Les raisons de la flambée

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette nouvelle flambée. Tout d’abord, la saison et le froid n’aident pas. Depuis le début de la pandémie, le coronavirus apprécie l’hiver. Et cette année, un nouveau sous-variant est apparu : BQ1.1. Les experts ont encore du mal à estimer sa transmissibilité exacte et sa résistance aux vaccins actuels. Il devra donc être tenu à l’œil.

Où en est la vaccination en Belgique ?

Parallèlement, de moins de moins de citoyens ont une protection maximale contre le virus. Selon les chiffres les plus récents, 62,5 % de la population belge a reçu une première dose de rappel. Mais pour beaucoup, la dernière injection remonte au début de l’année. 32,7 % de la population a reçu une deuxième dose de rappel depuis le printemps dernier et 4 % ont fait leur troisième dose de rappel depuis le mois de septembre. Pour rappel, quand nous sommes vaccinés depuis plus de six mois, la protection passe de 85 à 65 %.

Les gestes barrières vite « oubliés »

Enfin, les gestes barrières ne sont plus beaucoup respectés. Il suffit de prendre les transports en commun pour se rendre compte que les masques sont de plus en plus rares et que les gestes barrières ont quasiment disparu. « Il y a un phénomène d’amnésie : on a oublié que les masques sont efficaces, cela se voit dans le métro notamment, où peu de gens en portent. Mais si le rebond épidémique se confirme, cela va rematérialiser le risque… Car tant que le danger n’est pas perçu, les gens ne prennent pas de précaution », explique la virologue Anne-Claude Crémieux dans les colonnes du Parisien.

Le retour du masque pour Noël ?

Pourtant les fêtes approchent à grand pas et elles sont propices aux rapprochements et à la circulation des microbes. Alors faut-il envisager de (re)mettre un masque pour Noël ? « Beaucoup croisent les doigts en espérant que ça passe. Mais il faut se rendre à l’évidence : l’hiver sera dur », estime Mahmoud Zureik.

« À l’approche des fêtes, il faut le redire : avant les rassemblements familiaux, il faut faire un test, et un autotest le jour même. Ces réflexes ont un peu disparu, hélas. Si on est positif au dépistage, la démarche n’a pas changé depuis le début de l’épidémie : pas de fête ! Car on met en danger les autres », indique de son côté Anne-Claude Crémieux.

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