Mobilité?: près de la moitié des professionnels impatients de retourner au bureau

Mobilité?: près de la moitié des professionnels impatients de retourner au bureau

Alors que la Belgique et encore semi-confinée et que le télétravail reste la norme, plus en plus de professionnels attendent avec impatience de retourner au bureau. L'expert en recrutement Hays a mené une enquête mondiale pour savoir quelles sont les principales préoccupations des personnes qui retournent au travail, et si elles s'attendent à des changements.

Sans surprise, la question des transports depuis et vers le lieu de travail est au cœur des préoccupations. Plus d'un tiers des personnes interrogées indiquent qu'elles s'attendent à pouvoir travailler à domicile «?plus souvent?». Lorsqu'on demande comment, selon eux, le monde du travail changera à la suite de la pandémie, 33?% répondent qu'il y aura plus de flexibilité en ce qui concerne le télétravail. On notera toutefois que près de la moitié des répondants (48?%) déclarent qu'ils ont hâte de retourner au bureau, et un gros quart (27?%) se dit indifférent. Seul 25?% des répondants ne s'en réjouissent pas.

Les maux du télétravail

L'un des grandes questions posées par les semaines de télétravail que l'on a connues est celle de la productivité. De ce côté-là, Hays note que 16?% des travailleurs se sentent plus productifs à la maison qu'au bureau. Une enquête d'Orange fait monter ce chiffre à 23?%. Cette dernière constate que près de quatre personnes sur dix (38?%) se plaignent de ne pas pouvoir traiter la même charge de travail depuis leur domicile. Ce chiffre passe à 43?% pour les personnes qui s'occupent de leurs enfants à la maison. Et il diminue à 34?% pour celles qui n'ont pas d'enfants. Enfin, le télétravail pose d'autres problèmes aux travailleurs qui le pratiquent?: isolement, surcharge de travail, perte de sens, et même anxiété dans certains cas.

Au vu de ces chiffres, les spécialistes du recrutement ne s'attendent pas à une explosion du télétravail dans les mois qui viennent. «?Je m'attends à une nouvelle ère en ce qui concerne notre façon de travailler?», conclut Robby Vanuxem, directeur général de Hays. Toutefois, il nuance. «?En raison de la pandémie et du confinement qui s'en est suivi, notre façon de travailler a vite changé. Quelques changements adoptés seront certainement maintenus. Maintenant, il appartient aux employeurs de communiquer clairement à ce sujet. Les entreprises doivent réfléchir soigneusement aux changements qu'elles veulent laisser de côté et ceux qu'elles veulent garder.?»