Le vélo de société, une alternative intéressante pour se rendre au travail

Le vélo de société, une alternative intéressante pour se rendre au travail
Ph. D.R.

« Faire davantage d’exercices » : voilà probablement l’une des résolutions les plus populaires en ce début d’année. Pourtant, si l’Organisation mondiale de la Santé recommande au minimum une demi-heure d’exercices modérés cinq jours par semaine, moins de la moitié des travailleurs belges (43 %) s’y appliquent. Par « exercices modérés », on entend par exemple de la marche soutenue ou encore du vélo à moins de 20 km/h. Le « vélo de rêve » obtenu par le biais du travail peut y aider : un peu plus de 1 travailleur sur 2 (54 %) affirme que ce pourrait être le coup de pouce dont il a besoin pour se rendre plus souvent au travail à vélo. Environ la moitié (52 %) indique qu’ils pédaleraient aussi plus souvent durant leurs temps libres.

« Faire davantage d’exercices ne doit pas être ardu », explique Lode Godderis, professeur de médecine du travail à la KU Leuven. « La plupart des campagnes sanitaires qui cherchent à encourager les exercices physiques touchent d’abord les personnes qui aiment en faire. Souvent, celles et ceux qui n’en sont pas friands baissent vite les bras. Pratiquer la marche ou aller à vélo au bureau est un moyen plus subtil et plus accessible d’entretenir sa forme. On ne pense plus directement à faire du sport quand on parle de faire davantage d’exercices. En allant plus souvent au bureau à pied ou à vélo, on se construit également un mode de vie actif. Et il est plus facile à maintenir sur une longue durée. »

Adapter le lieu de travail

Avant la crise sanitaire, plus d’un tiers des travailleurs (38 %) enfourchaient parfois leur vélo pour se rendre au travail. Plus d’un quart d’entre eux (27 %) le faisaient même cinq jours par semaine, tandis que 32 % optaient pour cette solution au moins une fois par semaine. Proposer aux employés un vélo en leasing pourrait faire grimper ces pourcentages.

« Si nous voulons voir davantage de gens à vélo, les employeurs doivent d’abord mettre les conditions en place. Installer des douches sur le lieu de travail, par exemple. En effet, parmi ceux qui refusent l’idée d’un vélo en leasing, l’une des premières raisons invoquées (23 %) est « je n’aime pas arriver au bureau en sueur ». Mais bénéficier sur le lieu de travail d’un parking pour vélos peut aussi aider : 4 % des répondants à l’enquête indiquent qu’ils n’y disposent pas d’un local sécurisé pour ranger leur bécane », constate Astrid Van Eyndhoven, porte-parole de Lease a Bike.