La demande pour les métiers STEM ne faiblit pas

La demande pour les métiers STEM ne faiblit pas
Ph. Vasyl Dolmatov / Getty Images

Des écoles secondaires à l’université, en passant par les hautes écoles et les formations en cours du soir, de nombreux établissements proposent une orientation STEM. Derrière cette abréviation, on retrouve les termes anglais : Science, Technology, Engineering et Mathematics. Sans surprise, les débouchés de cette orientation qui combine les mathématiques, les technologies et les sciences exactes sont nombreux et les profils STEM sont très recherchés. Parmi les offres, on retrouve des postes d’ingénieur, de technicien, de chercheur, d’analyste, de programmeur mais aussi de spécialiste cloud.

Un exemple concret : spécialiste cloud

Depuis quelques années, le mot « cloud » est dans tous les esprits. Cela explique pourquoi les professionnels expérimentés dans cette technologie de stockage en ligne sont si demandés. Rien d’étonnant donc à ce que certains pays ne regardent pas à la dépense pour les attirer sur leur territoire. C’est notamment le cas de la Suisse. La Confédération helvétique est la destination offrant les meilleurs salaires médians pour les spécialistes du cloud, comme le révèle un rapport de l’entreprise Revolent consulté par Business Today. Elle leur propose 133.326 $ par an (soit 134.140 €). Les États-Unis et l’Australie figurent également parmi les nations les plus généreuses avec ces travailleurs de la tech. Le premier leur offre, en moyenne, 114.772 $ par an (115.470 €), contre 102.423 $ (103.050 €) pour le second.

Le Canada, le Royaume-Uni, l’Irlande n’hésitent pas, non plus, à sortir le chéquier pour attirer ces employés du secteur du numérique. Singapour, l’Allemagne et le Japon en font autant. Ces trois pays leur offrent des conditions de travail avantageuses, dont des salaires annuels compris entre 65.888 $ (66.290 €) et 71.351 $ (71.790 €). L’Italie figure en bas du classement avec une rémunération annuelle dépassant à peine les 32.000 $. La France ne se montre pas beaucoup plus généreuse avec les spécialistes de l’informatique dématérialisée. Elle leur offre, en moyenne, 47.645 $ par an (47.940 €).

La filière numérique en pleine croissance

Pourtant, la filière numérique est en pleine croissance, conséquence notamment de la généralisation du télétravail et des projets de transformation numérique amorcés par de nombreuses entreprises en réaction à la pandémie de Covid-19. Elle a besoin de main-d’œuvre pour répondre à cette demande en boom.

La société Revolent a constaté que certains postes technologiques du secteur du cloud sont particulièrement bien payés. C’est le cas des conseillers techniques et des architectes de solutions Salesforce/nCino. Les professionnels de la tech désireux de se spécialiser dans l’information dématérialisée doivent aussi considérer des métiers comme celui de gestionnaire de programme et de consultant avant-vente, s’ils veulent bien gagner leur vie.