La Belgique prépare les cyberspécialistes de demain

La Belgique prépare les cyberspécialistes de demain
Ph. Cyber Security Challenge Belgium

Les cyberspécialistes sont un profil recherché depuis plus longtemps qu’aujourd’hui. Alors que la guerre entre la Russie et l’Ukraine continue de se développer, elle devrait également se déplacer de plus en plus dans le cyberespace. Ce ne serait pas la première fois qu’une cyberattaque Russe contre l’Ukraine a également un impact sur l’Occident. En 2017, la Russie a ciblé le rançongiciel NotPetya sur des entreprises ukrainiennes. Cependant, des centaines d’entreprises belges ont également été touchées par cette attaque.

Les cyberattaques russes ne visent pas seulement l’Ukraine. Il y a un an, le géant américain du logiciel SolarWinds a été piraté par un groupe associé au gouvernement russe. Ce logiciel a été utilisé dans des millions d’entreprises dans le monde, dont plusieurs PME en Belgique. Cela montre que non seulement les gouvernements et les grandes entreprises, mais aussi les PME, les communes, les professions libérales, etc. ne sont pas à l’abri des cyberattaques. Il est clair qu’eux aussi devraient se concentrer d’avantage sur la cybersécurité. La demande de cyberspécialistes est donc plus que jamais d’actualité.

Cyber Security Challenge

La Belgique investit depuis des années dans de nouveaux cyber-talents. Le week-end dernier avait lieu pour la 8e fois consécutive le Cyber Security Challenge Belgium, un concours organisé par les sociétés belges de cybersécurité NVISO & Toreon. Plus de 700 étudiants, issus de 32 écoles supérieures et universités belges différentes, ont perfectionné et testé leurs compétences en cybersécurité ces dernières semaines pour s’assurer une place en finale. Après deux éditions numériques, les 150 meilleurs élèves étaient cette année encore conviés à l’événement final in situ à l’École Royale Militaire de Bruxelles.

« C’est un plaisir de voir que tant de jeunes ont un intérêt et de réelles connaissances dans le domaine cyber, en particulier dans le domaine de la cybersécurité », indique la ministre de la défense, Ludivine Dedonder. Elle ajoute : « Je trouve important que la Défense soit partenaire de cet évènement, car mon département s’est activement engagé dans la cybersécurité. Il s’agit du domaine dans lequel d’importantes avancées auront lieu dans les mois et les années à venir, et ces jeunes talents sont particulièrement bienvenus au sein de la Défense, afin d’employer leurs compétences à la protection de notre pays. Le ministère de la défense investit d’ailleurs fortement dans la formation et la formation continue : toute personne intéressée par le cyber et la cybersécurité peut donc rejoindre la Défense, avec ou sans diplôme cyber. »

Énigmes et problèmes

Pendant deux jours, ils ont eu l’occasion de faire leurs preuves et de faire connaissance avec les différents sponsors, tant du secteur public que privé. Les étudiants devaient résoudre des énigmes et des problèmes en ligne et hors ligne créés par des experts de l’industrie belge. Le but était de récolter le plus de points possible. Les parrains sont souvent à la recherche d’étudiants bientôt diplômés, ainsi que de stagiaires pour se joindre à leur équipe. Le concours est un moment idéal pour rencontrer les futurs spécialistes de la cybersécurité.

Le Cyber Security Challenge Belgium s’est conclu samedi soir par une cérémonie de remise des prix, au cours de laquelle les 12 meilleures équipes ont été informées que l’équipe tetramonohedrons avait été déclarée vainqueur. Le gagnant se rend à la Mecque du monde de la cybersécurité, à savoir la conférence Def Con à Las Vegas. Cependant, les autres équipes ne sont pas restées les mains vides. Ils ont eu la chance de gagner diverses formations en cybersécurité, des billets de conférence sur la sécurité ou des gadgets pratiques. De plus, dix finalistes seront sélectionnés pour former l’équipe belge Red Daemons, avec laquelle la Belgique participera au Européen Cyber Security Challenge en septembre.