La Belgique est à la traîne de ses voisins en matière de flexi-jobs

La Belgique est à la traîne de ses voisins en matière de flexi-jobs

Le marché du travail actuel n'est pas des plus tendres pour les employeurs. Les entreprises ont du mal à trouver les talents adéquats en raison du besoin croissant de nouvelles aptitudes et compétences (numériques) et du départ en masse à la pension des babyboomers.

L'achat de talents en tête de liste

Acheter un talent est encore et toujours la première option que privilégient les entreprises quand elles veulent renforcer leur effectif. Un peu plus de la moitié du temps (52?%), les entreprises belges se tournent vers de nouveaux collaborateurs fixes afin de combler les manques d'aptitudes et de compétences. Les employeurs belges se situent sur ce point un peu au-dessus de la moyenne européenne (47?%). L'Espagne est en tête de liste et préfère pourvoir les postes vacants avec des collaborateurs fixes (65?%). Le seul pays voisin où l'achat de talents n'est pas l'approche la plus courante est le Royaume-Uni, où la guerre des talents fait encore davantage rage que sur le continent européen en raison des chiffres du chômage plus bas.
Solliciter en interne

Trouver des solutions au sein même de l'entreprise est une alternative à l'achat de talents. L'enquête de SD Worx montre que la formation de collaborateurs est aujourd'hui une pratique très courante dans la plupart des pays. En Belgique, les entreprises indiquent que, dans 29?% des cas, elles trouvent le bon profil de cette manière pour un poste vacant.

L'Allemagne et la Grande-Bretagne devancent la Belgique, les entreprises y forment des collaborateurs en interne dans quatre cas sur dix. Notre pays est suivi par la France où dans environ trois cas sur dix la formation de talents a la préférence des entreprises. Elle se produit généralement par le biais de formations formelles, mais des échanges temporaires et des stages en interne constituent aussi des initiatives intéressantes permettant aux employés de développer de nouvelles aptitudes et compétences.

Progression des flexi-jobs??

Une autre façon de compléter son effectif est d'engager des collaborateurs temporaires -des employés ne figurant pas sur la liste du personnel à durée indéterminée. Il s'agit de freelances, de flexi-jobbeurs et de personnel détaché par exemple. Les entreprises belges envisagent cette solution pour un emploi vacant sur cinq (19?%) et est en la matière à la traîne de ses voisins.

Bien que cette pratique ne soit toujours pas primordiale pour la plupart des employeurs, le changement est en marche. Près de 30?% des entreprises européennes occupent déjà des collaborateurs temporaires et 30?% envisagent de le faire. En Belgique, un entreprise sur quatre emploie déjà de la main-d'œuvre flexible, mais c'est encore nettement moins que chez nos voisins : Pays-Bas (38?%), Royaume-Uni (31?%) et France (28?%). La Belgique devance uniquement l'Allemagne, avec 21?%, ou un entreprise sur cinq. Plus encore, six entreprises belges sur dix n'emploient aucun collaborateur flexible, et ne l'envisagent pas non plus. À titre de comparaison, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, six entreprises sur dix engagent des travailleurs flexibles, ou envisagent de le faire.