Slibard, le sous-vêtement belge qui veut protéger la biodiversité

Slibard, le sous-vêtement belge qui veut protéger la biodiversité
Ph. D.R.

L’industrie textile est l’une des plus pollueuses. Pour une mode plus durable, l’alternative parfaite est sans conteste le recours aux articles de seconde main : friperies, troc, location… Facile de s’y mettre… sauf pour les sous-vêtements. Difficile, en effet, de se glisser dans le slip ou les chaussettes de quelqu’un d’autre…

Gauthier & Ségolène, deux Bruxellois, ont trouvé la solution parfaite à ce problème. Ils ont lancé une collection durable au nom qui claque : le Slibard. En plus d’être respectueuse de l’environnement par sa conception, la marque permet aussi à tous eux qui enfilent un slibard d’agir pour la protection de notre biodiversité.

Un impact direct

Concrètement, 5 % des revenus (soit 1,2 € par slip) sont reversés à des associations de protection d’espèces en danger, espèces représentées sur les sous-vêtements : abeilles et ours polaires. « Cela ne signifie pas un prix plus élevé pour vous, nous partageons simplement nos bénéfices », précisent les créateurs. Le Slibard propose pour l’instant une gamme assez réduite, qui compte trois modèles : un boxer, un caleçon et une culotte.

Vous voulez participer à la conservation des petits pollinisateurs de notre région ? Optez pour le modèle « abeille », et les bénéfices iront vers l’association « Un Toit Pour Les Abeilles », qui développe des colonies via la construction de nouvelles ruches.

Vous avez à cœur de préserver la banquise et les ours blancs ? À l’achat du modèle « ours polaire », des fonds seront reversés à l’Ecosystem Restoration Camp, actif dans la réhabilitation des écosystèmes dégradés et dans la lutte contre le changement climatique.

Conception durable

Tous les sous-vêtements sont conçus à partir de matériaux respectueux de l’environnement : du coton biologique (donc sans produit chimique ni pesticide) et du micro-modal, c’est-à-dire des fibres fabriquées à partir de bois de hêtre écologique. La fabrication est européenne, réalisée dans des ateliers portugais qui ont à cœur de s’inscrire dans une démarche durable. Enfin, Le Slibard opte pour une impression numérique, moins polluante et énergivore que l’impression classique.

Ces sous-vêtements sympas et décalés associent donc confort à écoresponsabilité. Surtout, ils sont une manière originale de sensibiliser la population à l’importance de protéger notre biodiversité. Lancée dans un premier temps via une campagne de crowdfunding, la marque a rapidement rencontré un vaste succès auprès du public. Désormais, elle s’est établie en tant que boutique en ligne.

Une troisième espèce à protéger

Fin novembre, Le Slibard annonçait le lancement d’un nouveau partenariat, et donc d’une nouvelle collection. Cette fois, ce sont les gorilles des montagnes que Le Slibard veut aider à protéger. Parmi le petit millier de spécimens restants, plus d’un tiers vit dans les forêts protégées du parc des Virunga (à l’est de la République démocratique du Congo). C’est donc directement à ce parc national, le plus ancien du continent africain, qu’iront les bénéfices de la vente de ce nouveau modèle… à découvrir dès le mois de janvier.