Ces méthodes naturelles vous permettent de conserver des aliments

Ces méthodes naturelles vous permettent de conserver des aliments
Ph. Pixabay

La fin de l’été rime souvent avec récoltes abondantes, bien supérieures à nos besoins. Qu’on les récolte directement dans son potager ou que l’on s’approvisionne auprès des producteurs, il est possible de prolonger la durée de vie de ses aliments sans rien perdre de leur goût ou qualités nutritionnelles.

À température ambiante, pommes de terre, courgettes, potirons et potimarrons peuvent être conservés plusieurs mois dans un endroit très sec et à l’abri de la lumière. Idem pour l’ail, les échalotes et les oignons, que l’on suspend en bottes.

Conservation naturelle

En terre, en clayette ou en silo, de nombreux aliments se conservent plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sans aucune préparation.

La façon la plus simple de conserver un aliment, c’est de ne pas le récolter. Poireaux, panais, mâche, choux frisés, choux de Bruxelles, topinambours, salsifis… peuvent tout à fait rester sous terre et être récoltés au fil des besoins. En cas de forte pluie ou de température approchant les -10º, il faudra toutefois les rentrer.

Disposés sans se toucher sur une clayette (petite étagère en bois qui laisse passer l’air), poires, pommes, coings, navets ou pommes de terre se conservent très longtemps. À placer dans une cave ou un garage, un endroit qui soit sec, aéré, frais et à l’abri du froid.

L’ensilage des produits exige quant à lui quelques aménagements et un peu d’espace. Stockez vos légumes racines dans un substrat, par exemple un bac rempli de sable ou de sciure. Placez ce silo à l’extérieur ou dans une cave. Les légumes racines (carotte, betterave rouge, navet, céleri-rave), les légumes à tubercules (pommes de terre, chou-rave) et quelques choux (chou rouge, chou blanc, chou de Savoie) conviennent très bien à cette méthode.

Des techniques peu énergivores

D’autres méthodes de conservation qui permettent elles aussi de se passer d’un congélateur existent. Toutefois, certains feront perdre les vitamines de vos aliments et en modifieront le goût (séchage, stérilisation ou pasteurisation, conservation au vinaigre ou à l’huile, etc.) Pour éviter cela, la technique parfaite est la lacto-fermentation, explique Ecoconso.

Idéale pour les novices des conserves maison, la lacto-fermentation est une méthode simple, économique et naturelle de conservation. Mieux encore, ce processus permet d’enrichir ses préparations en vitamines ! Pour en savoir plus, Ecoconso détaille cette technique de manière très précise sur son site web. Explications, conseils, recettes… Tout y est pour réaliser ses premières conserves pas à pas.

Et les herbes aromatiques ?

L’automne approche et votre potager regorge encore d’herbes aromatiques ? Pour en profiter tout au long de l’année, rien n’est plus simple que de les faire sécher. Juste après la cueillette, lavez délicatement les herbes avant de les égoutter et les essuyer. Assemblez une dizaine de branches en bouquet et faites-les sécher têtes en bas et à l’air libre, afin qu’elles se déshydratent naturellement.

Il est préférable d’espacer les bouquets les uns des autres et de les laisser dans un endroit assez sombre, aéré et sec, l’idéal étant le grenier. Le séchage peut prendre quelques jours, voire trois à quatre semaines. Une fois les feuilles légèrement cassantes, découpez vos herbes aux ciseaux (ou effeuillez), stockez-les dans des bocaux en verre sans trop les tasser. Vous aurez ainsi un stock disponible pour toute l’année !

Toutes les herbes aromatiques peuvent être séchées. Toutefois, le thym, le romarin, le laurier, la sauge, l’estragon ou encore l’origan, qui ont des feuilles plus résistantes, sécheront facilement sans perdre leur arôme. Contrairement au basilic, à la ciboulette, à la coriandre ou au persil, aux feuilles plus fragiles, qui conserveront davantage leur goût si elles sont congelées.