À quoi ressemble une rave party bruxelloise?

À quoi ressemble une rave party bruxelloise?
Ph. Facebook - E-KLOZiN’

À l’occasion d’une soirée passée au Parc royal le mois dernier, nous nous sommes retrouvés à danser jusqu’aux petites heures dans le kiosque, autour des platines d’un DJ y ayant installé son matériel. De bouche-à-oreille, nous sommes ajoutés à une conversation sur laquelle des soirées de la sorte, qui se rapprochent un peu des raves, sont régulièrement organisées. L’idée nous vient alors d’en faire un article pour Metro, afin d’emmener le lecteur à ce type de soirées particulières.

Quelques jours plus tard, un message nous parvient finalement : une rave va être organisée en bordure de Bruxelles où les nuisances ne dérangeront pas autant de riverains qu’en plein cœur de la capitale. Une adresse nous est donc donnée, depuis laquelle il faudra marcher pendant environ 15 minutes pour rejoindre le fameux point de rendez-vous, sous le pont d’une autoroute. À la fois curieux et excités de participer à une soirée de ce type, nous confirmons notre présence et attendons donc le jour J avec une impatience non dissimulée.

Une soirée qui se mérite

Nous voici donc déposés par un taxi à l’adresse communiquée précédemment. Nous débutons avec quelques amis une marche jusqu’au point indiqué. Une marche, voire un trek à travers une forêt, qui a duré une vingtaine de minutes. Difficile de s’y retrouver dans le noir total et sans fléchage (il faut rester discrets, ndlr), ce qui rend donc la route compliquée. Vaille que vaille, nous arrivons à l’endroit de rendez-vous, et découvrons à quelle sauce nous allons être mangés.

Les platines du DJ, où se sont succédé deux personnes en notre présence, sont installées sur un petit podium autour duquel sont rassemblés tous les participants. Des baffles sont disposés çà et là afin d’obtenir la meilleure sonorisation possible. Une camionnette fait office de bar légèrement à l’écart de la foule. Il était toutefois recommandé d’amener ses propres consommations, étant donné les quantités limitées qui seraient prévues. En parlant de consommation, la culture rave est souvent associée aux drogues, tant l’objectif de ces rassemblements est d’atteindre une forme de transe collective autour de la musique électronique. Sur place, force est de constater qu’elles étaient présentes, mais pas autant que ce à quoi nous nous attendions. L’essentiel était manifestement ailleurs ce soir-là, ce qui n’était pas pour nous déplaire.

Jusqu’à l’aube…

C’est donc durant une bonne partie de la nuit que nous avons dansé sans nous arrêter. Parler de transe collective serait peut-être excessif, mais le fait est que retrouver ce type de rassemblements après deux ans de crise sanitaire est manifestement un exutoire fantastique pour les jeunes qui en ont été privés durant si longtemps. Au petit matin, nous saluons brièvement l’organisateur de la rave qui, fatigué mais comblé, nous remercie de notre présence et de l’énergie partagée avec lui pendant toute la nuit. Au départ des fêtards, les organisateurs entourés de volontaires déploieront encore un petit peu de leur énergie pour s’assurer qu’il ne reste aucun déchet et aucune trace de notre passage. C’est donc l’esprit tranquille que nous jetons un dernier regard vers le lever du soleil en pleine campagne, avant de s’engouffrer une nouvelle fois dans la forêt pour le retour, forcément facilité par la lumière du jour. Une marche et un taxi plus tard, nous retrouvons finalement notre lit aux environs de 7h30 du matin, avec un sourire aux lèvres et une envie de dormir jusqu’au lendemain soir… pour la fête suivante qui n’attend que nous !