«Shak & Kai»: le vêtement bruxellois circulaire, 100% recyclé et recyclable

«Shak & Kai»: le vêtement bruxellois circulaire, 100% recyclé et recyclable
Ph. D.R.

« Ce qui différencie Shak & Kai, ce que l’on repense totalement la manière de faire des fringues. On ne cherche pas simplement à réduire l’impact environnemental mais à ce qu’il soit le plus faible possible. C’est pour cela que le vêtement est à la fois recyclé et recyclable », nous explique Morgann Dawance, diplômé de l’école Solvay et fondateur de la marque.

Pour confectionner des vêtements de qualité, Shak & Kai réutilise les chutes de tissus de l’industrie textile. Chaque pièce est constituée d’un mélange de coton recyclé et de polyester recyclé, issu de bouteilles en plastique usagées. « On fabrique donc des vêtements à partir de déchets. À la fin de leur vie, on les collecte pour récupérer une nouvelle fois toutes ces fibres. Ainsi, on ferme vraiment la boucle du textile. »

Un processus innovant et non polluant

« L’idée de Shak & Kai m’est venue quand j’ai compris que l’industrie textile est l’une des plus polluantes », raconte son fondateur. Elle est même devenue la deuxième industrie la plus polluante au monde, juste après celle des transports. Aujourd’hui, elle représente 10 % des émissions de CO2 globales, et 18 % de la consommation mondiale de pesticides. Un simple t-shirt en coton de l’industrie classique nécessite près de 3.000 litres d’eau, émet 4600 gr de CO2 et consomme plus de 350 gr de pesticides et produits chimiques toxiques. Grâce à son processus de recyclage de fibres, Shak & Kai réduit de 98 % cette consommation en eau et de 99 % ces émissions de gaz à effet de serre. Le tout sans pesticides ni produits chimiques toxiques.

Ces vêtements circulaires sont fabriqués dans des usines en Espagne ou au Portugal, pour une production 100 % made in Europe : « Toute notre chaîne de valeur se situe à moins de 2.000 km de Bruxelles. Alors que dans l’industrie traditionnelle, une pièce fera plus d’une fois et demi le tour de la Terre avant d’arriver dans nos armoires », précise Morgann Dawance.

Un impact concret

Chaque pièce a en outre un impact concret sur la préservation des océans : pour chaque vêtement vendu, un demi-kilo de déchet est ramassé sur les plages grâce à un partenariat entre Shak & Kai et la Surfrider Foundation Europe.

Et le prix dans tout ça ? Comme pour toutes les marques de la slow fashion, les vêtements Shak & Kai coûtent légèrement plus cher que ceux que l’on trouve chez H&M ou Zara. « Il est important de dissocier la valeur d’achat de la valeur d’usage, sa valeur réelle dans le temps », explique Morgann Dawance. « Économiquement parlant, on perd beaucoup plus d’argent en un t-shirt à 15€ qui va durer six mois qu’en achetant un t-shirt slow fashion de qualité, qui tiendra plus de cinq ans », illustre-t-il.

Ce calcul, de plus en plus de consommateurs le font. Lancée via un crowdfunding, la marque affiche aujourd’hui une croissance douce. Elle vient de lancer une nouvelle collection pensée pour répondre aux attentes de ses clients, à savoir des pièces adaptées au quotidien, tant pour le sportwear que pour le milieu professionnel.

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