Le pass sanitaire à Bruxelles ne sera pas exigé pour les activités essentielles

Belga / T. Roge
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Interrogé à l’occasion d’un mini-débat organisé mardi matin en commission des Affaires intérieures du parlement régional, le ministre-président bruxellois a répété que le système sera « provisoire avec un maximum de 3 mois et une révision tous les mois en fonction de la situation sanitaire ».

Rudi Vervoort n’a pas souhaité aborder les détails pratiques de l’application du CST en Région bruxelloise, d’autant que l’avis de la section législative du Conseil d’État sur l’accord de coopération conclu à son propos n’a pas encore été rendu et que le texte doit encore faire l’objet d’une discussion avec certains partenaires. Il s’agit notamment des ministres communautaires concernés mais aussi des bourgmestres avec lesquels il sera procédé à un échange de vue mercredi, a-t-il précisé.

Pas pour les activités essentielles

Aux yeux du ministre-président, le Covid Safe Ticket doit être vu comme un instrument parmi d’autres destiné à réduire la circulation du virus en maintenant tant que faire se peut les différents secteurs de l’économie bruxelloise ouverts.

« Le CST ne pourra jamais être exigé pour des activités essentielles telles que l’accès aux transports en commun, aux écoles, aux administrations communales, au travail, aux banques, etc. », a-t-il insisté. L’avant-projet d’ordonnance visant à le rendre applicable à Bruxelles respectera les balises fixées par l’accord de coopération notamment en termes de secteurs.

Le mini-débat a une nouvelle fois mis en évidence la méfiance à intensité variable que cet outil suscite dans la classe politique, y compris dans la majorité. Il a également à nouveau été mis à profit par l’opposition pour critiquer l’approche de la campagne de vaccination par le gouvernement régional en regard des chiffres jugés insuffisants de celle-ci au sein de la population mosaïque de la capitale.