Fuse, Mirano, C12, Barrio Cafe : voici les meilleurs endroits pour teufer à Bruxelles

Fuse, Mirano, C12, Barrio Cafe : voici les meilleurs endroits pour teufer à Bruxelles
Ph. Belga

La musique électro n’avait pas connu d’aussi grande crise que celle du coronavirus depuis son arrivée en Belgique.

Bien qu’au milieu des années 90, elle avait du mal à se faire une place dans le cœur des Bruxellois, la mayonnaise a fini par prendre, notamment grâce à la persévérance de certains clubs mythiques de la capitale. Ceux-ci ont permis d’offrir aux amateurs de techno des moments d’anthologie et offrent des soirées épiques depuis la réouverture des boîtes à la mi-février. Focus sur ces boîtes mythiques qui ont été confrontées à de nombreuses épreuves depuis plus de deux ans.

Le Fuse

Cela fait 28 ans que les Bruxellois se rendent au 208, rue Blaes, pour danser au Fuse, véritable institution de la capitale en matière de nightlife. La boîte de nuit a accueilli quelques-uns des moments les plus légendaires de la ville en matière de soirées électro, comme la venue de Daft Punk en 1995 ou le passage annoncé de dernière minute de Justice dans le club, qui avait créé une effervescence rarement observée auparavant. Avec son histoire impressionnante et sa clientèle bien établie, l’établissement n’a pas hésité non plus à innover ces deux derniers étés avec la création du Plein Air by Fuse, à Tour & Taxis, pour danser malgré la Covid-19. Le mot d’ordre du Fuse : s’adapter à un milieu de la nuit en perpétuelle évolution, en gardant à l’esprit ses valeurs des premiers soirs.

Le Mirano

En 1981, l’ancien cinéma de la chaussée de Louvain devient le Mirano Continental et sa gestion est confiée à Paul Sterck. L’établissement devient progressivement un lieu où mode et musique cohabitent. S’il connaît un léger ralentissement dans son développement avec l’avènement de la techno, le club embrassera son destin de boîte de nuit où la musique électro est reine par la suite. En 2017, l’établissement a fermé pour deux ans de travaux avec de nouveaux managers aux commandes et a naturellement subi de plein fouet la crise sanitaire.

Depuis la réouverture, le Mirano fait danser des milliers de Bruxellois. On pense notamment à l’une de ses soirées les plus bondées en cinq ans avec la venue de Folamour. Si le Français était un nom de choix pour le public bruxellois, la salle a été overbookée, au détriment du confort de tous les fêtards. Un petit point à améliorer pour la nouvelle direction lorsqu’elle accueillera d’autres DJs de renom.

Le C12

Dans le cas du C12, on ne peut pas réellement parler d’endroit mythique à proprement parler, puisqu’il a ouvert en 2018. Cet espace multidisciplinaire ne fait pas seulement office de boîte de nuit, mais aussi de vivier de la culture alternative, tant en journée qu’en soirée, où les concerts, soirées techno et expositions d’art cohabitent. Devenu incontournable, il était difficile de ne pas vous en parler tant l’établissement a pris une dimension importante en quatre ans. Il s’agissait d’ailleurs de la destination que nous avions choisie pour la réouverture des boîtes et nous y avions trouvé, sans surprise, une ambiance chaleureuse mais respectueuse, et une affiche variée, laissant une place importante aux femmes derrière les platines (et ça, c’est toujours un gros point positif)

Un bonus coup de cœur : le Barrio Cafe

Le Barrio Cafe se situe en plein cœur de Bruxelles, à quelques minutes à pied du Mont des Arts. Basée dans des caves voûtées datant du 17e siècle, la salle accueille régulièrement des soirées électro underground aux allures très berlinoises. Vous l’aurez compris, là-bas, on écoute la musique de façon libérée, dans un espace qui se veut aussi safe et aussi inclusif que possible (ce qui est malheureusement encore impossible à garantir en 2022 dans le monde de la nuit). N’attendez pas là de grands noms, mais simplement un endroit où danser jusqu’aux petites heures du matin… voire jusque midi !