Yves Van Laethem se dit contre le CST au travail, à moins qu’une condition ne soit remplie

Yves Van Laethem se dit contre le CST au travail, à moins qu’une condition ne soit remplie
Ph. Belga

Certains pans de la société civile demandent qu’on élargisse les mesures. C’est le cas d’Agoria qui voudrait bien qu’on impose le CST pour aller au travail. Yves Van Laethem est contre.

Récemment, Franck Vandenbroucke expliquait qu’il aimerait bien qu’on responsabilise les Belges face aux attitudes à adopter pour combattre l’épidémie de Covid qui n’en finit pas de continuer et de rebondir chez nous. Le ministre de la Santé pensait surtout aux citoyens belges et probablement pas à certains pans de la société civile qui aimeraient bien qu’on élargisse, alourdisse pour certains, les mesures sanitaires actuelles.

C’est le cas de la Fédération des cinémas de Belgique qui a annoncé une généralisation du CST, le fameux Covid Safe Ticket, dans les principaux cinémas du pays. Et cela dès aujourd’hui. Cela ne vaut pas pour certains cinémas, plus petits, comme le Nova ou celui des Galeries à Bruxelles. Il n’empêche, le message est fort.

Pas de CST « à l’italienne »

Jeudi, c’était au tour d’Agoria d’y aller de sa sortie en solitaire. La fédération de l’industrie technologique aimerait imposer ce CST aux employés des sociétés membres. Le dirigeant d’Unizo, qui s’occupe des intérêts des indépendants flamands lui a rapidement emboîté le pas. « Avec le CST, le risque de contamination par un collègue peut être réduit », estime Danny Van Assche dans une interview à l’agence Belga.

« Le CST est introduit dans les lieux où de nombreuses personnes se rassemblent. Mais c’est souvent le cas aussi sur le lieu de travail. L’obligation générale n’est pas nécessaire mais la possibilité de l’appliquer devrait être laissée aux employeurs. Certains estiment que cela pourrait être important pour la sécurité ». Un avis que ne partagent pas les syndicats, ni Yves Van Laethem . « Je suis contre le CST à l’italienne ou alors, il faut avoir les c… pour qu’on le rende obligatoire pour tout le monde », explique-t-il à nos confrères de Sudinfo.