Voici l’empreinte carbone que représente votre enfant pour la rentrée scolaire

Voici l’empreinte carbone que représente votre enfant pour la rentrée scolaire
Ph. ETX Daily Up Studio

Si vous vous êtes déjà interrogé sur l’impact carbone que génère l’achat des fournitures scolaires, l’application de suivi d’émissions carbones Greenly détient peut-être la réponse. D’après ses calculs, l’empreinte carbone associée aux traditionnelles emplettes de septembre s’élèverait à 40 kg de CO2 équivalent par écolier. Soit au total un bilan de 480.000 tonnes de CO2e, ce qui équivaudrait à la quantité que 8 millions d’arbres sont capables d’absorber en l’espace de dix ans !

Parmi les produits qui pèsent le plus dans la balance carbone, les feuilles et les copies se hissent tout en haut de la liste. À elles seules, elles représentent 10 % des émissions imputables à cette liste de rentrée scolaire. Selon Greenly, il faut compter plus de 2kg CO2e pour un pack de 500 feuilles standard A4 et plus de 4kg CO2e pour un pack de 500 copies-doubles.

Le plastique demeure lui aussi omniprésent dans les rayons, sur les coques de gomme, dans les compas, les stylos… « Un seul lot de 500 pochettes transparentes en plastique pèse en moyenne 4kg CO2e », note l’étude. À cela, s’ajoutent les trajets école-domicile réalisés en voiture, qui représenteraient près de 1kg CO2e par jour et par élève. « Ce qui, à l’échelle de la France et sur toute une année scolaire, représenterait pas moins d’un million de CO2e », pointe Greenly.

Opter pour la seconde main et la mobilité douce

Mais que les parents écolos se rassurent. Ces estimations se basent sur la liste officielle de fournitures scolaires publiée sur le site internet du gouvernement. Si vous ne l’avez pas suivi à la lettre et opté pour des solutions davantage écoresponsables, il est donc probable que le bilan carbone de vos emplettes soit un peu moins élevé que les 40 kg de Co2e cités dans l’étude.

Car heureusement, il existe des alternatives pour limiter les dépenses carbone liées à la rentrée scolaire. On peut par exemple limiter les protections plastiques en les remplaçant par des protections en tissu, privilégier les produits vendus dans des emballages en carton, opter pour du matériel de géométrie en métal, choisir des gommes garanties sans PVC…

Et, bien sûr, essayer de conserver les accessoires le plus possible d’une année à l’autre, notamment les feutres, les stylos et les crayons. Les sites de troc ou d’achat de seconde main représentent également une alternative intéressante pour préserver la planète, mais également la santé de son porte-monnaie !

On peut par ailleurs se tourner vers des labels pro-environnementaux tels que Blaue Engel ou Nordic Swan, qui garantissent des cahiers, des agendas (et autres produits de papeterie) conçus à partir de papier recyclé ou issu de forêts protégées.

Quant aux trajets école-domicile réalisés en voiture, des solutions alternatives sont déployées dans de nombreuses communes, à l’instar du co-voiturage ou des bus pédestres. Et pourquoi pas, si on en a le temps, opter pour le vélo ou la trottinette ?