«On veut le nucléaire», une centaine de personnes en faveur du nucléaire ont manifesté à Bruxelles

«On veut le nucléaire», une centaine de personnes en faveur du nucléaire ont manifesté à Bruxelles
Belga

Des personnes sont venues du Royaume-Uni, des Pays-Bas, d’Allemagne, de France, de Suède, de Finlande et de Pologne. II y avait même des ressortissants provenant d’Italie, de Corée du sud et des États-Unis. Ils ont exposé la situation dans leurs différents pays. Ils sont venus appeller l’Union européenne à préserver les centrales nucléaires pour ne pas ajouter au réchauffement planétaire déjà critique.

« Sauvez le nucléaire »

Les manifestants ont scandé à de multiples reprises « On veut le nucléaire ». Ils ont aussi chanté des chansons avec des textes détournés pour parler de la nécessité d’avoir des énergies propres comme le nucléaire, qui n’émettent pas de CO2 dans l’atmosphère, afin de faire face au réchauffement climatique.

« Il est irresponsable de fermer des centrales nucléaires »

« Dans ces temps d’urgence climatique, il est irresponsable de fermer des centrales nucléaires qui ne génèrent pas d’émissions de CO2 pour les remplacer par des centrales à gaz qui émettent du CO2, afin d’appliquer la loi de 2003 sur la sortie du nucléaire », a affirmé l’organisateur en Belgique de l’action internationale « Stand up for Nuclear » et président de l’association nationale 100TWh, Paul Bossens,

« Tout le monde veut le renouvelable, mais il faut être réaliste. Aujourd’hui, on est loin d’arriver à une production suffisante avec le soleil et le vent, surtout la nuit. Le nucléaire produit de l’énergie propre en abondance et à bon marché. Sans le nucléaire, on retourne aux énergies fossiles. On veut donc garder toutes les centrales qui peuvent fonctionner en sécurité. Sur les 7 qu’on a en Belgique, il y en a deux pour lesquelles tout le monde s’accorde à dire qu’il serait éventuellement possible de les prolonger. On pense qu’on peut investir pour prolonger d’autres centrales », a-t-il ajouté.

Quid des déchets nucléaires ?

Quant aux déchets nucléaires, il avance que l’uranium peut être recyclé au lieu de simplement être enfoui dans le sous-sol : « On peut tirer 50 fois plus d’énergie de l’uranium utilisé dans les centrales, mais pour cela il faut d’autres réacteurs de nouvelles générations. On a des techniques pour réduire la durée des déchets à 300 ans, développées notamment avec le projet belge MYRRHA » »(Multi-purpose hYbrid Research Reactor for High-tech Applications »). La recherche promet des solutions d’avenir », a souligné M. Bossens,