Une accompagnatrice de train violemment agressée dans un train vers Bruxelles

Une accompagnatrice de train violemment agressée dans un train vers Bruxelles
Ph. Illustration / Belga / T. Roge

Pour une raison indéterminée, des individus l’auraient rouée de coups peu avant l’arrivée du convoi de voyageurs en gare d’Ottignies.

L’intéressée a été secourue par un collègue qui l’a trouvée sur un quai de la station ottintoise, vers 20h45. L’agente était alors consciente, mais fortement choquée. Sérieusement blessée, elle a été transportée à l’hôpital.

La victime a dès lors été contrainte d’interrompre son service qu’elle aurait dû poursuivre dans un direct qui devait quitter la gare d’Ottignies à 20h52 pour rejoindre Louvain-la-Neuve.

L’incident a généré des perturbations au niveau du trafic ferroviaire. Des services de navettes de bus ont été organisés entre les gares de Namur et Ciney, ainsi qu’entre celles d’Ottignies et Louvain-la-Neuve.

Enquête en cours

« Une enquête judiciaire est en cours et les images de différentes caméras de surveillance sont en cours d’exploitation », précisait samedi soir une porte-parole de la SNCB. « Comme pour toute agression, une plainte sera déposée et la SNCB soutiendra l’accompagnatrice dans ses démarches juridiques. »

La victime de l’agression a pu quitter l’hôpital. Samedi soir, aucune interpellation n’avait encore été opérée.

Le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet a exprimé, samedi soir, sa solidarité avec le personnel de la SNCB « Aucun acte de violence à l’égard du personnel de la SNCB, et plus largement des représentants de l’autorité, n’est acceptable », a déclaré le ministre. « Derrière l’uniforme, il y a des personnes, des mamans et des papas, qui méritent le respect, à l’égard du rôle essentiel qu’ils jouent pour assurer la sécurité des voyageurs et la fluidité du trafic ferroviaire. Je souhaite exprimer toute ma solidarité avec eux. »

De plus en plus d’agression

Durant les trois premiers trimestres de 2021, les agressions à l’encontre de membres du personnel de la SNCB ont augmenté de 53 % par rapport à la même période en 2019, soit avant la crise sanitaire, indique samedi l’entreprise ferroviaire, après la violente agression à Ottignies.

En 2021, la SNCB a constaté plus de 1.300 agressions contre son personnel. Près de quatre agressions sur dix sont des atteintes à l’intégrité physique entraînant des incapacités de travail et un fort impact psychologique. Les deux causes d’agression principales sont liées aux voyageurs sans titre de transport (39 %) et, depuis le début de la pandémie, aux voyageurs qui ne respectent pas les mesures sanitaires (23 %).

La SNCB assure mener une lutte permanente contre les agressions notamment via la présence de Sécurail dans les gares. Dans les trains, des actions de contrôle ciblées à grande échelle sont réalisées en collaboration avec la police fédérale, tandis que les zones avec surveillance caméra sont élargies.