Un nouveau bilan provisoire fait état d’au moins 23 morts en Wallonie

Un nouveau bilan provisoire fait état d’au moins 23 morts en Wallonie
Belga / A. Delhez

Alors que la plupart des cours d’eau amorcent leur décrue, le bilan des victimes ne cesse de s’alourdir. «Vingt personnes sont mortes en province de Liège», a indiqué le gouverneur Hervé Jamar au JT de la RTBF à 13h00. Parmi elles, seules six avaient déjà pu être identifiées à la mi-journée.

La situation est particulièrement dramatique dans la commune de Verviers, où au moins six personnes ont perdu la vie et plusieurs autres sont portées disparues. Des décès ont également été signalés à Trooz, Chaudfontaine, Philippeville, Aywaille, Eupen et Pepinster. Dans cette dernière commune, plusieurs maisons se sont effondrées et une barque des services de secours, avec à son bord cinq pompiers et trois rescapés, a chaviré jeudi. Si les hommes du feu ont pu être secourus, les trois autres personnes n’ont pas été retrouvées. Le Roi et la Reine s’y rendront à 15h30.

Panne des réseaux

Les violentes intempéries et inondations ont également privé plus de 41.000 foyers d’électricité au sud du pays. Un retour à la normale n’est pas prévu avant plusieurs jours.

Il n’y avait plus non plus d’eau potable dans plusieurs communes des provinces de Liège et de Namur, ainsi qu’à Hargimont en province du Luxembourg et à Viesville (Pont-à-celles) dans le Hainaut.

Dans le sud du pays, cette dernière province semble la moins touchée. Vendredi, cinq cours d’eau y étaient encore sous étroite surveillance, mais les autorités provinciales qualifient la situation de «gérable».

Des opérations de secours toujours en cours

Le rail, mis à l’arrêt dans une grande partie de la Wallonie jeudi, reste paralysé. Toutes les lignes sont interrompues en-dessous de Charleroi, Ottignies, Namur et Liège. La SNCB déconseille les voyages en train dans cette partie du pays et demande aux voyageurs de ne pas se rendre en gare dans les provinces de Liège, Namur et Luxembourg. Dans les zones les plus touchées, le trafic ferroviaire pourrait rester perturbé de longues semaines.

Sur le terrain, les opérations de secours et de nettoyage se poursuivent. Les conditions météorologiques étant plus favorables ce vendredi, un hélicoptère NH90 de la Défense a pu décoller de Bierset (Liège) en matinée pour participer aux missions de sauvetage et d’évacuation dans les zones inondées, où des personnes, parfois réfugiées sur leur toit, attendaient encore d’être secourues.

Des militaires sont déployés en nombre pour aider les sinistrés, avec des camions, des bateaux (dont plusieurs ont cependant dû rentrer à la caserne jeudi, car ils n’étaient pas assez puissants face au courant) et des sacs de sable. Du renfort est par ailleurs attendu de France, d’Italie et d’Autriche dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union européenne. Quelque 150 secouristes doivent prêter main forte à leurs collègues belges. La France a par exemple déjà envoyé une équipe de dizaines de sapeurs-sauveteurs, et un hélicoptère de sauvetage.