Un Codeco sous haute tension la semaine prochaine? Le Covid Safe Ticket diviserait le monde politique belge

Un Codeco sous haute tension la semaine prochaine? Le Covid Safe Ticket diviserait le monde politique belge
Belga / B. Doppagne

On le sait, un nouveau Comité de concertation doit se tenir dans les prochains jours. La date du vendredi 20 août a été avancée mais rien n’est encore sûr sur ce point-là.

Alors que le variant delta inquiète le monde entier et fait augmenter les contaminations ainsi que les hospitalisations, la situation reste sous contrôle en Belgique. À tel point qu’aucune mesure contraignante n’était envisagée par le Codeco : on ne relâchera pas tout, ni complètement, mais ce sera une étape supplémentaire dans le retour à la vie normale.

Un Codeco tendu et attendu

Sauf qu’avant même cette réunion, le dossier du Covid Safe Ticket cristalliserait certaines tensions entre les familles politiques du pays. On le sait, à partir de demain mercredi 13 août, le Covid Safe Ticket pourra être utilisé, dès le 13 août, pour des événements réunissant 1.500 personnes et en plein air. Ce sera le cas en intérieur dès septembre. Oui mais voilà. Si cette question semblait avoir été réglée, certaines personnalités du nord du pays se positionnent désormais pour étendre ce Covid Safe Ticket aux petits événements, comme les mariages, les fêtes d’entreprise ou encore les banquets.

Une idée qui plaît au ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, comme le confirme sa porte-parole à nos confrères de la DH. « Il est aussi en faveur de petits événements ». Aujourd’hui, la question divise donc le monde politique belge : les socialistes flamands et le CD&V en faveur de l’extension, les libéraux du nord et du sud contre.

Un bras de fer ?

Reste que le Premier ministre Alexander De Croo n’est pas favorable à cette proposition. Une chose est certaine, la question du Covid Safe Ticket risque de donner lieu à un sérieux bras de fer. Mais qu’on se rassure, il n’est toujours pas question d’imposer un pass sanitaire dans la vie quotidienne des Belges, comme c’est le cas en France ou en Italie. Le Premier ministre a été clair à ce sujet, au gré des interviews cet été et rien n’indique de volte-face en la matière.