Un adolescent de 16 ans contaminé par la variole du singe, une première en Belgique

Un adolescent de 16 ans contaminé par la variole du singe, une première en Belgique
Imago

Un premier mineur d’âge a été contaminé par la variole du singe en Belgique, rapporte mercredi De Standaard sur base d’informations de Sciensano. Il s’agit d’un jeune homme de 16 ans. Il n’a pas été emmené à l’hôpital.

482 cas confirmés en Belgique

Selon les derniers chiffres publiés mardi par l’Institut de santé publique Sciensano, la Belgique compte 482 cas confirmés de variole du singe. La semaine dernière, 393 infections avaient été recensées. Pour l’instant il s’agissait de personnes âgées entre 20 et 71 ans. 28 personnes ont été admises à l’hôpital, soit 7 % des personnes contaminées.

On dénombre 261 cas en Flandre (54 %), 172 à Bruxelles (36 %) et 49 en Wallonie (10 %).

Presque tous les patients (96 %) souffraient de lésions cutanées tandis qu’environ trois quarts (72 %) présentaient des symptômes généraux tels que fièvre, un état de malaise général ou le gonflement des ganglions lymphatiques. Il n’y a aucun décès, ajoute Sciensano.

En revanche, dans le monde (hors Afrique), cinq décès sont liés à la maladie, à savoir deux en Espagne et un au Brésil, en Inde et au Pérou.

Il y a aussi des symptômes atypiques

Dans l’épidémie actuelle, ces éruptions apparaissent généralement dans la zone génitale. Cependant, Sciensano souligne que des présentations atypiques de la maladie sont également possibles. Selon l’Institut de santé publique Sciensano, il est possible qu’une personne contaminée par la variole du singe développe des présentations atypiques. « Il peut s’agir d’une seule lésion cutanée ou d’aucune lésion, et par exemple uniquement des douleurs et des saignements anaux. Des infections asymptomatiques ont également été décrites », explique l’institut mardi dans une nouvelle directive envoyée aux prestataires de soins de santé.

Une personne infectée par la variole du singe doit rester en isolation stricte jusqu’à la guérison complète des éruptions cutanées, ce qui peut durer jusqu’à 21 jours. Une fois les lésions disparues, il est recommandé d’utiliser des préservatifs pendant au moins douze semaines lors des relations sexuelles, afin d’éviter la transmission du virus via le sperme.